lundi , 16 janvier 2017

Jeux Olympiques : Discovery a déjà conclu 8 sous-licences avec des diffuseurs européens

Jeux Olympiques

Il y a tout juste un an, le CIO confiait à Discovery les droits exclusifs des Jeux Olympiques sur la période 2018-2024. Cet accord d’une ampleur inédite, prévalant sur une cinquantaine de territoires européens, avait provoqué la colère de plusieurs diffuseurs historiques de la compétition. Le groupe américain avait pourtant annoncé sa volonté de sous-licencier rapidement les droits aux chaînes en clair. C’est donc chose faite dans huit pays.

Un échange de droits en Grande-Bretagne  

La BBC avait pu sécuriser, comme France Télévisions, les droits des éditions 2018 et 2020 avant que le géant américain annonce son accord historique avec le CIO. Cette anticipation lui a permis de trouver un accord rapide avec Discovery puisqu’un échange de droits est intervenu entre les deux parties. Les éditions 2018 et 2020 que détenaient le groupe public britannique ont été sous-licenciées à Discovery contre les droits en clair des olympiades 2022 et 2024.

France Télévisions ne pourra pas réaliser la même opération puisque les droits des JO 2020 à Tokyo avaient au préalable étaient sous-licenciés à CANAL+. Le service public ne détient donc, pour monnaie d’échange, que les JO 2018.

Des accords disparates ailleurs 

Sur sept autres territoires, Discovery est parvenu à obtenir un accord. Il s’agit de la Croatie, de la Finlande, de la République Tchèque, de l’Irlande, des Pays-Bas, de l’Autriche et tout dernièrement de la Suisse. Pour le moment, ces accords comprennent uniquement les JO 2018 et 2020.

Ce que l’on constate c’est que Discovery est parvenu à conserver, dans la plupart de ces pays, des contenus exclusifs comme certains tournois olympiques.

Par exemple aux Pays-Bas, les fans de Hockey devront avoir Eurosport lors de PyeongChang 2018 pour suivre l’épreuve.

L’entreprise américaine s’était engagée à ce que 200 heures des JO d’été et 100 heures des JO d’Hiver soient visibles gratuitement dans chaque pays. Il y a de toute manière, l’impérieuse nécessité pour le propriétaire d’Eurosport d’amortir cet investissement dépassant le milliard d’euros.

Sur le digital, les diffuseurs sous-licenciés pourront proposer des dispositifs multi-écrans aussi complets qu’auparavant à leurs téléspectateurs.

Des discussions au point mort en Allemagne 

La situation en Allemagne est en revanche beaucoup plus tendue. Il existe deux raisons essentielles au fait que les négociations coincent outre-Rhin. L’exigence financière de Discovery entrave en premier lieu la réalisation d’une sous-licence. 150 millions d’euros, pour les éditions 2018 et 2020, sont réclamés par le diffuseur américain à ARD et ZDF, les deux chaînes publiques qui s’étaient le plus violemment manifestées contre la globalisation des droits au profit d’une société privée. Ces dernières voudraient une sous-licence à 100 millions.

ARD et ZDF ne sont pourtant pas dans une posture idéale pour négocier puisque Discovery a les moyens de diffuser par elle-même les épreuves en clair sur Eurosport qui est disponible gratuitement en Allemagne. Une diffusion sur Eurosport pourrait être combinée à un partenariat avec un diffuseur privé du pays.

En Suède et en Norvège, c’est bien sur ses propres chaînes gratuites que Discovery retransmettra une partie  des compétitions dès 2018.

A propos de Jérémy Tanguy

Rédacteur ici-même depuis 2015.

3 commentaires

  1. Pour en savoir plus sur le cas de la Suisse, il y a le communiqué de la SSR http://www.srgssr.ch/fr/medias/archives/communique-de-presse/date/2016/accord-avec-discovery-la-ssr-retransmettra-les-jeux-olympiques-2018-et-2020/

    Ce communiqué mentionne aussi un accord en Hongrie.

  2. Pour la Suisse, la SSR SRG (qui regroupe la RTS, SRF et RSI) a acquis les droits pour l’ensemble de la Suisse, et pas seulement la Suisse alémanique.

    • Jérémy Tanguy

      Dans les informations qui nous ont été communiquées, seule la suisse alémanique figurait. Merci de cet apport.

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