Le piratage coûterait environ 100 millions d’euros à Ligue 1+
Le directeur général de LFP Media, Nicolas de Tavernost, a été entendu mercredi par une commission du Sénat. Il a abordé la crise des droits télévisés du football français. Cette audition intervient alors que les revenus du secteur sont jugés très incertains après plusieurs échecs commerciaux.
Le piratage représente un manque à gagner de 100 millions d’euros pour Ligue 1+. Selon le dirigeant, environ 400 000 abonnés potentiels ont été perdus. Il déplore que la moitié des signalements à l’Arcom concernent son championnat et demande des sanctions plus lourdes contre les utilisateurs.
La plateforme Ligue 1+ totalise actuellement un peu moins de 1,1 million d’abonnés. Le streaming représente 70 % de ce volume, tandis que les FAI comptent pour 30 %. L’objectif est d’atteindre 1,3 million d’adhérents grâce à l’exclusivité de neuf matchs par journée.
Malgré une hausse prévue des recettes, des difficultés financières persisteront l’an prochain. L’augmentation des tarifs ne suffira pas à compenser la perte des indemnités de beIN Sports et DAZN. Le fonds de réserve sera donc utilisé pour maintenir la distribution des revenus en 2026-2027.
L’échec concernant les droits du Mondial 2026 a précipité la démission de Nicolas de Tavernost. Il regrette que la FIFA ait rompu les discussions brutalement. Le dirigeant estime que les intérêts des clubs n’ont pas été défendus face à l’attribution des droits à beIN Sports.
Enfin, il a évoqué des conflits d’intérêts potentiels liés au rôle de Nasser al-Khelaïfi. Nicolas de Tavernost a démissionné car ni la FFF ni la LFP n’ont voulu intervenir auprès de la FIFA. Il a ainsi choisi de prendre ses responsabilités face à ce manque de soutien.





