FC Nantes : la gestion catastrophique des Kita dévoilée et les supporters explosent

FC Nantes : la gestion catastrophique des Kita dévoilée et les supporters explosent

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Journaliste sportif passionné d’économie du sport et des droits TV, Baptiste Lacomme décrypte les stratégies des plus grands clubs et athlètes mondiaux. Son expertise sur le football et les enjeux du sport de haut niveau offre aux lecteurs de Médiasportif un éclairage précis et passionné.

La relégation du FC Nantes en Ligue 2 résulte d’une gestion interne chaotique orchestrée par Waldemar et Franck Kita, marquée par un déficit financier de 52 millions d’euros et l’absence de direction sportive.

Le club nantais traverse une crise profonde où l’absence de structure sportive claire handicape gravement les performances. Selon Romain Molina, l’institution manque de directeur sportif et de coordinateur, privilégiant des postes administratifs redondants comme deux directeurs commerciaux ou une DRH en télétravail.

L’organisation interne est décrite comme un ensemble de fonctions inutiles où le recrutement est négligé au profit du commercial. Cette désorganisation conduit à une centralisation excessive du pouvoir, toutes les décisions stratégiques remontant systématiquement vers Waldemar Kita.

Parallèlement, le climat familial empoisonne la gouvernance puisque Waldemar et Franck Kita s’opposent frontalement sur les dossiers majeurs. Le fils, pourtant directeur général, se retrouve isolé, créant un blocage permanent sur les ventes de joueurs et le choix des entraîneurs.

Une gestion émotionnelle et un gouffre financier

Le pilotage du club s’apparente à un régime de courtisans où les émotions priment sur la logique sportive. Waldemar Kita serait influencé par un entourage hétéroclite, incluant des agents et d’anciens kinés, prenant des décisions impulsives sans stratégie économique.

L’impact financier est alarmant avec une masse salariale de 55 millions d’euros face à des revenus de 42 millions. Ce déséquilibre a généré un déficit structurel de 52 millions d’euros, aggravé par un manque d’anticipation des droits TV.

Cette instabilité s’est reflétée dans le vestiaire, notamment lors du passage de Luis Castro. L’entraîneur a été poussé vers la sortie sous la pression d’Anthony Lopes et de cadres, laissant Ahmed Kantari puis Vahid Halilhodzic gérer un groupe fracturé.

L’indignation des supporters et un avenir incertain

La colère des supporters est désormais dirigée vers la famille Kita, responsable directe de la chute sportive du club. Le lien entre le public de la Beaujoire et la direction est totalement rompu après plusieurs saisons de tensions.

Malgré le désastre, aucune restructuration profonde n’est prévue par les propriétaires. Le plan consiste à remonter rapidement en Ligue 1 pour faciliter une revente ultérieure, sans nommer de nouveau directeur sportif ni changer les méthodes.

Cette stratégie risquée laisse craindre une stagnation durable en deuxième division. Les observateurs s’inquiètent car le club refuse d’opérer la révolution interne nécessaire pour sortir de ce cycle de crises et de dysfonctionnements.

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