RC Lens : les espoirs de Mondial s’envolent pour Thauvin et Pierre Ménès en remet une couche

Le retour de Florian Thauvin en équipe de France n’est pas passé inaperçu et a suscité de nombreuses réactions. Sa sélection a d’abord surpris certains observateurs, qui ont exprimé leur scepticisme quant à sa légitimité parmi les Bleus. Pourtant, le joueur a rapidement répondu sur le terrain en inscrivant un but spectaculaire face à l’Azerbaïdjan, déclenchant l’enthousiasme de ses supporters.
Cependant, cette euphorie a été de courte durée, le joueur ayant livré une prestation jugée décevante lors du match suivant contre l’Islande. Cette inconstance a relancé le débat sur la valeur réelle de son retour et la pertinence de sa présence en sélection nationale. Les avis se sont rapidement partagés entre louanges et critiques acerbes.
Pierre Ménès, interrogé à ce sujet, a tenu à rappeler que « Prendre la parole dans un vestiaire, c’est quelque chose qui ne se calcule pas, qui est inné. Si Flo l’a fait, c’est qu’il se sentait en capacité, légitime. Je ne crois pas que ce soit une preuve de sa part de trop d’aisance, d’une volonté de dire “Je suis de retour, c’est moi le patron” ». Pour lui, le retour de Thauvin a été accompagné d’une attention disproportionnée.
Il souligne que le but inscrit par l’attaquant, aussi beau soit-il, n’était que le troisième face à un adversaire modeste. « Il n’y a pas de quoi en faire des caisses. Mais c’est toujours pareil, c’est la culture de l’instant. Ce n’est pas parce qu’il a marqué contre l’Azerbaïdjan qu’il doit jouer la Coupe du monde. Rappelons qu’il manquait six attaquants lors de ce match. »
Ce phénomène d’emballement médiatique autour d’un seul match ou d’un seul but est ainsi remis en question. Les attentes semblent parfois disproportionnées, et les jugements trop rapides, dans un contexte où le moindre fait et geste d’un joueur sont analysés à l’excès.





