ASSE : une bonne nouvelle est annoncée pour les Magic Fans et les Green Angels

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Journaliste sportif passionné d'économie du sport et des droits TV, Baptiste Lacomme décrypte les stratégies des plus grands clubs et athlètes mondiaux. Son expertise sur le football et les enjeux du sport de haut niveau offre aux lecteurs de Médiasportif un éclairage précis et passionné.
  • Les groupes ultras stéphanois évitent une dissolution administrative après une menace sérieuse.
  • Le ministre de l’Intérieur suit l’avis négatif de la commission nationale compétente.
  • La préservation de l’identité populaire du Chaudron est sécurisée pour la saison.

Le climat social autour de Geoffroy-Guichard s’allège alors que les Magic Fans et les Green Angels échappent à la dissolution administrative. Cette menace récurrente, qui s’était installée comme un spectre depuis avril, s’efface enfin suite à un arbitrage favorable. Est-ce une simple concession politique ou une reconnaissance du poids sociologique des kop stéphanois ?

Le dossier a basculé quand la Commission nationale consultative de prévention des violences lors des manifestations sportives a rendu un avis négatif. Laurent Nunez, en sa qualité de ministre de l’Intérieur, a ensuite confirmé à un responsable de l’ASSE qu’il ne contesterait pas cette position. L’absence d’opposition ministérielle verrouille quasiment l’issue favorable pour les ultras.

L’administration a failli briser l’âme du stade, mais la pression populaire a manifestement joué un rôle. Le rassemblement du 11 avril a prouvé que l’attachement viscéral du peuple vert dépasse largement les considérations de sécurité publique. Le club reste coincé en Ligue 2, et ajouter une crise identitaire aurait été un suicide communicationnel.

Laurent Nunez ne s’opposera pas à l’avis négatif

La stratégie de défense a fonctionné car le maintien des structures ultras est vital pour l’écosystème du club. On observe ici une gestion purement pragmatique du risque où le pouvoir central préfère éviter l’embrasement d’une place forte du football français, surtout quand l’avis technique est défavorable. C’est une victoire tactique majeure.

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Le club a évité le pire. Ce bras de fer administratif, qui s’est répété deux fois en un an, aurait pu transformer le Chaudron en un espace aseptisé et sans saveur. L’identité visuelle et sonore du stade, portée par les tifos et les chants, est sauvée de façon provisoire.

L’enjeu était colossal, car les groupes incarnent la ferveur populaire, et leur disparition aurait créé un vide affectif immense pour des milliers de fidèles, alors que la situation sportive est déjà catastrophique. Le ministre, le club, et les supporters, ont finalement trouvé un terrain d’entente.

La menace de dissolution écartée pour deux groupes

La vigilance doit cependant rester maximale pour éviter qu’une troisième procédure ne soit lancée par les autorités. Le risque de rechute administrative demeure, même si l’on peut espérer une période de calme relatif pour permettre aux groupes de se stabiliser. On ne peut pas ignorer la fragilité de cet équilibre.

La machine administrative est lente. Le processus a été pénible, mais la préservation du patrimoine immatériel de Saint-Étienne prime désormais sur la volonté de répression systématique des groupes organisés. Est-il raisonnable de vouloir supprimer les moteurs d’une ambiance qui fait la renommée du championnat ?

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Il faut maintenant stabiliser le cadre. Les dirigeants et les ultras doivent collaborer pour que la saison prochaine se déroule sans accroc, car le club aura besoin de tout son soutien pour tenter un retour en Ligue 1, malgré les désillusions répétées des derniers mois.

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