dimanche , 14 octobre 2018

Omar da Fonseca (beIN Sports) : « Transmettre et exprimer mon ressenti du ballon et du jeu du football »

crédit photo : Panoramic

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Omar da Fonseca, c’est un nom que tout le monde connaît, c’est l’incarnation du football espagnol et sud-américain sur beIN Sports, avec un accent inimitable et une folie dans les commentaires ou en plateau. Nous l’avons rencontré pour qu’il nous parle de sa rentrée sur beIN Sports, avec notamment le lancement d’un nouveau talk show de 2ème partie de soirée cette semaine, ‘Omar c’est foot’.

Giga Liga, c’est chaque lundi à 21h avec votre complice Benjamin da Silva. Pouvez-vous nous présenter l’émission ?

C’est une émission avec des résumés, des sujets et les images que l’ont veut relever par rapport au weekend avec la Liga. On peut mettre en avant un coup de coeur, pas forcément à travers Barcelone, Real Madrid ou l’Atlético, on essaye de montrer des équipes qu’on connaît moins. On a des rubriques, ‘L’auberge espagnole’ avec les Français qui jouent en Liga, on fait un carnet de note avec Messi, Griezman et Benzema, on essaye de sortir quelques références et les joueurs français qui jouent dans ce championnat.

L’émission est tournée le lundi, un jour après la fin de la Journée de Liga. Ça ne vous dérange pas ?

Non, ça nous permet de récupérer des images, de préparer les montages des sujets, ça nous permet d’avoir un peu de recul, de montrer des choses différentes avec des images plus rares.

C’est quoi « Le mot de la fin d’Omar » ?

C’est soit une phrase en relation avec la Journée, avec un côté social ou philosophique. J’essaye de lui donner un angle léger, avec de la distance et du recul. Ce sont des phrases que je récupère, que je mélange, qui viennent de tous les pays, c’est rigolo. On a fait des récapitulatifs des meilleures, allez les voir sur internet. On fini Giga Liga avec une « touchette », pas forcément en lien direct avec le football.

« Giga Liga » est une émission récente. Ça manquait ce genre d’émission sur beIN Sports ?

A partir du moment où nous avons tous les droits en exclusivité de la Liga, ou de la Serie A ou du foot allemand, par rapport à nos abonnés, il faut essayer de les mettre en avant. C’est une logique reine. Après il y a toute sorte de formules, on peut faire les résumés du dimanche soir, plus courts et plus vite faits, en regroupant tous les championnats. Là on a fait une émission par championnat le lundi soir.

Vous animez également une nouvelle émission, « Omar c’est foot », le mardi et le mercredi à 22h30. Quel est le concept de cette émission ?

A partir du moment où on n’a pas la Champions League, on essaye de donner un peu l’actualité, on aura le droit à l’information, ce qui va nous permettre de montrer un peu d’images, avec des rubriques, avec une espèce d’angle, une ambiance sud-américaine, traiter le foot avec des questions et des sujets avec plus de bruits, avec plus de couleurs et de transpiration. C’est essayer de donner ce que je suis, pouvoir rester dans le naturel et pouvoir raconter le foot d’une manière plus light et moins professorale.

Vous serez en frontal avec la Ligue des Champions. C’est un challenge ?

On sera à la fin des matchs, on commencera vers 22h30-22h45. Un défi ? J’ai un certain âge, je ne risque pas grand chose, au contraire, je vais parler de football, je vais le vivre comme je le vis depuis tant d’années, je vais essayer d’extérioriser mon privilège, pouvoir faire beaucoup plus de danses que ce que je n’ai déjà fait. C’est une manière, sans la prétention de vouloir changer quoi que ce soit, d’instaurer une relation avec les supporters, on va faire une rubrique où les supporters vont participer, ils vont envoyer des vidéos, on va faire des commentaires mutuels, il y aura une rubrique avec de la philosophie, avec des phrases que j’emploie ou ma manière d’exprimer une action ou une manière de jouer. Entre le scénario et la légèreté, c’est une autre manière de voir le match de foot.

Quelle sera la durée de l’émission ?

On va faire 1h à 1h15. En dehors de traiter de l’actualité, on va proposer des rubriques décalées avec un fond éditorial, on parlera de football, de sport, de la compétition, de ce qui fait la vie, le sport, le jeu.

Vous êtes animateur et commentateur. Vous préférez quel rôle ?

J’ai toujours été baigné à travers le ballon, c’est la balle qui m’a fait connaître la vie, j’ai quitté mon pays, j’ai développé ma « vieillesse », ma maturité à travers une balle. J’ai connu mon existence à travers le jeu. C’est ce que j’essaye de préconiser à mes enfants et aux gens que je côtoie. A partir d’un certain âge, on n’est plus dans le côté ‘qui a gagné, qui a perdu’, c’est fini. Quand vous êtes jeune, à la limite, quand votre équipe de coeur perd, vous pouvez être un petit peu malheureux, mais plus les années passent et vous vous apercevez que c’est pas ça qui va vous empêcher de dormir. Ce que je préfère c’est transmettre et exprimer, sans expliquer, mon ressenti du ballon et du jeu du football.

Vous avez une pastille sur internet, ‘Omar charrie’. Votre présence sur le web est nécessaire pour toucher un autre public que la télévision ?

Je ne sais pas trop dire, je suis d’une génération ancienne, d’après ce qu’il se dit, oui. Il y a beaucoup de gens qui s’intéressent à ça, plus que de la télévision. J’ai des enfants et des petits-enfants, leurs amis sont toujours avec la tablette, le téléphone, ils ne regardent pas trop la télévision. Il n’y a pas que moi, beIN Sports doit être présente à tous les niveaux, la palette de communication est plus large, que ce soit le web, tous les réseaux sociaux, on doit s’y intéresser et fournir des images et des informations.

Honnêtement, quel est le meilleur championnat cette saison ?

Je suis très mal placé, ma sensibilité continue de me dire que c’est le championnat espagnol. J’essaye de prendre du recul pour me donner quelques arguments. Le foot italien revient, à essayer de jouer d’une autre manière, ils réparent les stades. Les Anglais ou les Allemands ont une plus grande avancée, au niveau infrastructure, que l’Espagne ou l’Italie. Les Espagnols ont gardé ou su mettre en avant, à travers des générations magnifiques de joueurs, une manière de jouer en ayant la balle, en ayant surtout une qualité technique que d’autres championnats avaient moins, ou en tout cas en moindre évidence, sans dire qu’ils ne l’avaient pas.

Vous commenterez la Copa América 2019 ?

Oui, j’espère, normalement c’est beIN Sports qui a les droits (beIN diffusera bien cette compétition en juin 2019). J’aimerais beaucoup et j’espère, d’autant plus qu’elle aura lieu au Brésil.

Vous avez d’autres projets avec beIN Sports ?

On a toujours des choses à vouloir faire, dans l’immédiat et dans le foot, on veut toujours essayer de créer, de sortir des choses. Aujourd’hui, on est au début d’une nouvelle situation, on va essayer de rester dans les actes concrets des émissions actuelles.

‘Giga Liga’, le lundi à 21h sur beIN Sports 1.

‘Omar c’est foot’, le mardi et le mercredi en 2ème partie de soirée sur beIN Sports 1, à partir du 18 septembre.

A propos de Nicolas Chambaud

Spécialiste médias et sport, passionné par l'actualité internationale, le numérique et les enjeux des nouveaux modes de diffusion et de consommation du sport

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