Mercato – OM : Lorenzi explore déjà trois pistes de défenseurs en L1 et un latéral étranger
Écrit par Baptiste Lacomme
- L’OM explore plusieurs pistes défensives pour renforcer son arrière-garde cet été.
- Montassar Talbi et Caio Henrique figurent parmi les cibles prioritaires identifiées.
- Le passage devant la DNCG conditionne la capacité d’investissement du club.
Le staff technique piloté par Grégory Lorenzi s’active déjà pour colmater les brèches défensives alors que le mercato estival bat son plein. Cette volonté de renforcer l’axe central et les couloirs s’inscrit dans une logique de reconstruction, mais le club reste bloqué par des zones d’ombre financières. Est-ce vraiment viable de viser des profils établis sans garantie budgétaire ?
La cellule de recrutement a jeté son dévolu sur Montassar Talbi, dont la régularité sous les couleurs du FC Lorient en fait un candidat crédible pour stabiliser la charnière. Cependant, l’AS Rome surveille également le joueur de 28 ans, ce qui risque de faire grimper les enchères, alors que Marseille doit d’abord purger son effectif. Le recrutement est lent.
Montassar Talbi attire l’OM malgré la concurrence romaine
Pour les postes de latéraux, le dossier Caio Henrique semble prendre de l’ampleur puisque le Brésilien de l’AS Monaco, dont le bail expire en 2027, ne devrait pas prolonger son aventure sur le Rocher. L’ASM serait donc disposée à vendre pour éviter un départ gratuit, une opportunité que l’OM souhaite saisir, même si le dossier Daouda Guindo reste actif. Un latéral évoluant à l’étranger est aussi surveillé par les recruteurs.
Le montage financier de ces opérations est complexe, car le club attend le verdict de la DNCG prévu le 18 juin pour connaître son enveloppe réelle. Ce passage administratif est le goulot d’étranglement classique des clubs français, et sans un feu vert total, toute promesse faite aux joueurs ne sera que du vent. C’est un jeu dangereux.
Lire aussi : ASSE : cinq entraîneurs sont pressentis pour succéder à Philippe Montanier sur le bancL’absence de mouvements concrets s’explique par une volonté d’anticiper les scénarios, car la stabilité de l’arrière-garde est primordiale pour la saison prochaine, malgré des contraintes économiques pesantes. Le club tente de jongler entre ambitions sportives et rigueur comptable, une équation souvent insoluble dans le football moderne où les prix s’envolent sans aucune logique. Pourquoi s’obstiner avec des profils L1 ?
La DNCG fixe le cadre du budget estival
Le recrutement se focalise sur des joueurs avec un temps de jeu conséquent, car l’équipe ne peut pas se permettre d’intégrer des éléments en manque de rythme, surtout avec l’exigence du championnat, et les pistes actuelles reflètent ce besoin. La stratégie semble être celle du pragmatisme, même si le manque de réactivité pourrait faire fuir les cibles les plus courtisées, comme Talbi.
L’OM veut bâtir un bloc solide, mais le risque est de se retrouver avec des solutions par défaut si les dossiers prioritaires capotent, alors que le temps presse, et que la concurrence européenne ne dort jamais, surtout pour les latéraux gauche. La reconstruction défensive reste ambitieuse mais mesurée face aux risques financiers.
Les prochaines semaines seront décisives pour savoir si le club peut réellement concrétiser l’arrivée de Caio Henrique ou s’il devra se rabattre sur des options moins coûteuses. Le chantier est immense, et la capacité de Grégory Lorenzi à imposer ses choix techniques face aux impératifs comptables sera le véritable test de ce mercato.
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