Le verdict tombe enfin sur la dissolution des Ultras d’ASSE, et la polémique gronde

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Journaliste sportif passionné d'économie du sport et des droits TV, Baptiste Lacomme décrypte les stratégies des plus grands clubs et athlètes mondiaux. Son expertise sur le football et les enjeux du sport de haut niveau offre aux lecteurs de Médiasportif un éclairage précis et passionné.
  • La Commission nationale refuse la dissolution des groupes ultras de l’ASSE.
  • Le ministère de l’Intérieur conserve le pouvoir final de décision administrative.
  • Les Magic Fans et Green Angels échappent provisoirement à la suppression.

Le bras de fer administratif entre le ministère et les supporters stéphanois prend un tournant improbable alors que la Commission nationale consultative de prévention des violences lors des manifestations sportives a rendu son verdict. Le dossier, porté initialement par Bruno Retailleau et relayé par Laurent Nuñez, semble stagner puisque la Commission a rendu un avis défavorable à la dissolution des Magic Fans et des Green Angels. Est-ce une preuve d’impuissance bureaucratique ou une reconnaissance du poids social de ces groupes ? Le cadre juridique est ici totalement opaque.

Les représentants des deux collectifs se sont présentés le 13 avril dernier pour défendre leur existence face aux autorités. Cette audition, qui intervient plus d’un an après la première, a abouti à un résultat identique au précédent examen du dossier. C’est un échec tactique pour l’État qui tente de museler own les tribunes. Le résultat est sans appel. Les ultras ont remporté une bataille administrative cruciale malgré la pression politique constante exercée sur le club.

Le refus de dissolution du 13 avril

Alors que le pouvoir exécutif persiste, l’avis de la Commission reste une simple recommandation qui ne lie en rien le ministre. Cette situation crée un flou juridique où le ministère de l’Intérieur conserve la possibilité de forcer la dissolution malgré l’avis technique. Le dossier est lourd, complexe, et totalement absurde dans sa gestion actuelle. On observe une inertie flagrante. Laurent Nuñez peut encore décider d’ignorer les experts pour satisfaire un agenda sécuritaire rigide.

Cette procédure, qui s’étire sans fin, montre que la répression pure et simple ne fait pas consensus même au sein des instances consultatives, car le spectre d’une dissolution reste possible tant qu’aucun décret définitif n’est signé. La stratégie consiste à maintenir une menace permanente sur les têtes, les supporters, et les structures. C’est un jeu d’usure. Le risque demeure entier pour les Green Angels et les Magic Fans qui ne sont pas encore hors de danger.

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Le poids identitaire des ultras à Saint-Étienne rend toute intervention brutale risquée pour l’ordre public, surtout quand la Commission refuse de valider la méthode, alors que le pouvoir central s’obstine, et que les tensions montent, malgré les médiations. Le climat est électrique. Ce refus technique est un camouflet pour le ministère, mais la guerre administrative est loin d’être terminée pour les supporters. Cette gestion est totalement incohérente.

La décision finale appartient désormais exclusivement au ministre qui devra choisir entre suivre la recommandation technique ou s’en distancier pour imposer sa volonté politique. Est-il possible de dissoudre des groupes sans base technique solide ? Le risque de recours juridique serait massif, coûteux, et potentiellement humiliant pour l’État. Les ultras attendent maintenant le signal final dans un calme précaire qui cache une colère sourde.

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