ASSE : une nouvelle polémique éclate à Nice et tout se joue avant le barrage retour

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Journaliste sportif passionné d'économie du sport et des droits TV, Baptiste Lacomme décrypte les stratégies des plus grands clubs et athlètes mondiaux. Son expertise sur le football et les enjeux du sport de haut niveau offre aux lecteurs de Médiasportif un éclairage précis et passionné.
  • La préfecture des Alpes-Maritimes interdit aux supporters niçois de circuler dans Nice.
  • Cette restriction survient avant le match retour du barrage contre l’ASSE.
  • La rencontre se déroulera à huis clos total à l’Allianz Riviera.

La gestion administrative du sport en France atteint des sommets d’absurdité alors qu’un arrêté préfectoral vient interdire aux supporters niçois de circuler dans Nice durant la journée du match. Ce dispositif cible toute personne « se prévalant de la qualité de supporter de l’OGC Nice, ou se comportant comme tel » et s’applique dès vendredi midi. Est-il possible de maintenir un tel niveau de coercition sans fragiliser le lien social urbain ? Les zones interdites englobent non seulement le stade mais aussi des axes stratégiques et des commerces, ce qui est totalement démesuré.

Le texte officiel est d’une imprécision technique flagrante puisque le simple fait de se comporter comme un supporter suffit pour être sanctionné par les forces de l’ordre. Le climat est électrique. Cette approche sécuritaire repose sur une vision binaire du supporter où tout individu identifiable devient une menace potentielle pour l’ordre public. L’administration semble ignorer que le sport est un vecteur d’identité et non un crime organisé.

L’interdiction cible des zones stratégiques et commerces

La préfecture justifie ce verrouillage par un risque « réel et sérieux de troubles à l’ordre public » en s’appuyant sur des incidents passés et des tensions avec les stéphanois. C’est un raisonnement circulaire où le passé dicte le présent sans aucune nuance. Le dispositif est lourd. Les autorités se basent sur des antécédents et sur le fait que la LFP a déjà condamné le club à un huis clos total pour deux rencontres, ce qui rend la situation doublement restrictive.

Le déploiement policier est massif alors que les agents sont mobilisés sur d’autres fronts nationaux, ce qui crée une tension opérationnelle évidente dans la ville. Le barrage retour se jouera dans un stade vide et sous une pression administrative qui frise l’irréel. Cette stratégie de zone morte, qui inclut même le centre d’entraînement, est une aberration tactique. Le match est nul.

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Alors que le match aller s’est soldé par un score de 0-0, la ville de Nice se transforme en zone sous haute surveillance avec des restrictions qui s’étendent jusqu’à la nuit suivante. L’arbitraire est ici total, car la définition du comportement de supporter reste laissée à l’appréciation subjective du policier sur le terrain, ce qui est dangereux. L’arrêté couvre plusieurs axes majeurs autour du stade, et les commerces locaux subissent donc le contrecoup économique d’une ville désertée par ses propres habitants, alors que la sécurité est primordiale, et que le risque est réel, et que la ville souffre, et que le sport disparaît.

On observe une déconnexion totale entre la réalité du terrain et la rédaction des textes juridiques qui régissent les déplacements sportifs. La ville est hostile. Cette situation est rarissime pour un match aussi décisif, prouvant que la gestion des foules en France est devenue une simple question de bannissement géographique, et non de régulation intelligente, et que le huis clos est inutile, et que la ville s’éteint.

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