OM : Habib Beye à Marseille, un signal fort qui en dit long sur la stratégie réelle du club

L’Olympique de Marseille a livré une performance décevante samedi au Stade Vélodrome, concédant un match nul contre Strasbourg deux buts à deux. Après avoir mené confortablement, les Phocéens se sont effondrés en seconde période, permettant aux visiteurs de revenir au score. Cette débâcle intervient dans un contexte de tensions évidentes au sein du club.
L’atmosphère au Vélodrome s’est avérée extrêmement tendue, avec une protestation marquée des supporters contre la direction. Les tribunes ont manifesté un mécontentement général envers la gestion du club, ciblant notamment Pablo Longoria et le propriétaire Frank McCourt. Des incidents ont éclaté en fin de rencontre, reflétant la frustration croissante des fans.
Pierre Ménès a critiqué vivement la gestion tactique de Pancho Abardonado lors de ce match. L’ancien consultant estime que l’entraîneur intérimaire a désorganisé une équipe qui fonctionnait correctement avant ses changements. Ménès questionne notamment les remplacements effectués, jugeant certains choix incompréhensibles et contre-productifs. À deux buts d’avance, l’OM aurait dû contrôler le résultat.
Au-delà des problèmes tactiques immédiats, Ménès identifie des dysfonctionnements profonds à différents niveaux du club. L’OM connaît des difficultés à la direction, sur le terrain et dans les gradins. Cette accumulation de problèmes explique la spirale négative actuelle. Les supporters ont partiellement quitté les tribunes, symbolisant l’érosion du soutien populaire.
Ménès remet également en question la potentielle nomination d’Habib Beye comme futur entraîneur. Il doute fortement que ce coach, ayant échoué dans sa gestion des cadres à Rennes, puisse réussir à Marseille. Ce choix semblerait risqué compte tenu de ses antécédents. Cependant, Ménès précise ne pas participer aux décisions directes du club.





