RC Lens : Acherchour fait un gros mea culpa sur Thauvin et se il reprend après sa sortie polémique

Walid Acherchour a fait amende honorable mercredi soir sur les ondes de RMC, revenant sur ses propos polémiques tenus à l’encontre de Florian Thauvin. Le consultant sportif, qui avait précédemment raillé l’attaquant du RC Lens pour son intervention dans le vestiaire de l’équipe de France après une longue absence, a exprimé des regrets quant à la formulation de ses critiques, notamment concernant une comparaison malheureuse avec Michael Olise.
Lors de son intervention dans l’émission, Acherchour a reconnu avoir franchi une limite avec sa remarque précédente : « Sur Florian Thauvin, je n’aurais pas dû dire cette phrase là sur Olise ». Cette boutade, lancée le dimanche précédent, laissait entendre que Michael Olise ne connaissait même pas Thauvin, minimisant ainsi l’impact et la légitimité de ce dernier au sein du groupe France. Conscient de la portée de ses mots, le consultant a tenu à clarifier ses intentions : « Apparemment, elle a touché, ou elle a pu faire du mal. Ça a pu être perçu comme un manque de respect envers Florian Thauvin, et ce n’était pas mon idée ».
Si Walid Acherchour fait son mea culpa sur la forme, il campe sur ses positions quant au fond de sa critique. Ce qui l’a surpris, selon ses dires, c’est la prise de parole de Thauvin à la mi-temps d’un match, alors que ce dernier retrouvait l’équipe nationale après six années d’absence. La situation particulière de Thauvin, appelé en tant que septième remplaçant face à l’Azerbaïdjan, lui semblait peu propice à une telle initiative. Pour le consultant, la hiérarchie implicite du vestiaire aurait dû inciter le joueur à davantage de retenue.
Un aspect important de la remise en question d’Acherchour réside dans sa réflexion sur la notion de leadership. Il confie avoir été influencé par les retours de plusieurs joueurs : « Ce que beaucoup de joueurs m’ont dit ce week-end, c’est que le standing dans le vestiaire n’était pas ce qui faisait une vérité absolue sur “leader” ou “pas leader” ». Ces échanges l’ont amené à nuancer son jugement, admettant que l’autorité ou la légitimité d’un joueur ne se mesure pas uniquement à l’aune de son ancienneté ou de sa notoriété.
Acherchour a également justifié le choix de Michael Olise dans sa comparaison, expliquant qu’il n’avait pas voulu cibler un joueur français issu du même parcours que Thauvin. « Pourquoi je prends Olise ? J’ai pas pris un joueur Français, qui a un cursus français… Je prends un mec qui a été à Reading, à QPR », a-t-il détaillé. Par cette précision, il souhaitait souligner la distance entre les trajectoires des deux joueurs, et ainsi relativiser la portée de son exemple initial.
Toutefois, le consultant estime que ce sont surtout les performances sur le terrain qui devraient primer sur les discours. À ses yeux, Thauvin a apporté une réponse éclatante à ses détracteurs lors de son entrée en jeu contre l’Azerbaïdjan, en inscrivant un but spectaculaire. « Thauvin, il devait faire ça après l’Azerbaïdjan, quand il a marqué. Après sa rentrée déterminée et fracassante qui m’a fait fermer ma bouche sur sa légitimité à être sélectionné », admet-il sans détours.
Cet épisode illustre la manière dont un débat de vestiaire peut soudainement prendre une ampleur inattendue, amplifiée par les réseaux sociaux et les médias. Walid Acherchour lui-même en convient, rappelant la brièveté et la spontanéité de la séquence : « C’était un débat de 10 minutes, un dimanche soir, et ça a pris des proportions… ».





