Stade Rennais : le club fixe un prix pour Kamara et c’est une aubaine pour les courtisans

Depuis quelques semaines, la situation de Glen Kamara au Stade Rennais ne cesse de se détériorer. Arrivé en Bretagne lors du dernier mercato estival, le milieu de terrain finlandais devait incarner un renfort d’expérience, fort de son passage remarqué en Angleterre et en Écosse. Pourtant, à peine quelques mois après son transfert, la direction du club cherche déjà à se séparer du joueur, dont l’intégration n’a jamais véritablement abouti.
Recruté pour dix millions d’euros en provenance de Leeds, Kamara portait les espoirs d’un secteur médian renforcé. Son passage à Leeds avait été salué : 42 rencontres disputées, quatre passes décisives et une présence constante sur le terrain. À l’époque, l’ancien directeur sportif du Stade Rennais, Frédéric Massara, avait misé sur son vécu et sa régularité pour stabiliser l’entrejeu. Cependant, la réalité du championnat français s’est révélée bien plus rude que prévu pour le milieu de terrain, qui n’aura participé qu’à treize matchs de Ligue 1 avant d’être prêté.
Son prêt à Al-Shabab, censé lui offrir du temps de jeu et une nouvelle dynamique, n’a pas permis de relancer sa carrière. Treize apparitions supplémentaires, mais aucune performance notable n’est venue redorer son blason. À son retour en France cet été, Kamara s’est retrouvé relégué à la périphérie du groupe professionnel, sans perspective claire pour la suite de sa carrière au sein du club.
La nouvelle direction sportive emmenée par Habib Beye ne compte plus sur lui. “Habib Beye n’en veut plus. Kamara n’entre pas dans ses plans et cherche une issue.” Les contacts avec d’autres clubs s’intensifient, mais les discussions n’aboutissent pas, freinées notamment par le salaire important du joueur. Le Stade Rennais se retrouve ainsi face à un dossier épineux, alors que la fenêtre hivernale des transferts approche.
Des pistes se dessinent toutefois à l’étranger. En Angleterre, deux formations de Championship, Ipswich et Leicester City, suivent attentivement sa situation. Du côté de l’Hexagone, Nice aurait également envisagé de faire de Kamara un joker en milieu de terrain. Mais aucune de ces pistes ne s’est encore concrétisée, et le joueur reste pour l’instant sur le carreau.
L’une des surprises majeures de ce feuilleton réside dans la position du président Arnaud Pouille, disposé à céder Kamara pour une somme bien inférieure à celle investie à l’été 2024. “Il serait prêt à le céder pour seulement 3 millions d’euros.” Le club breton accepterait ainsi une moins-value de sept millions d’euros, un an et demi seulement après son achat, signe d’une volonté claire de tourner la page.
Il y a quelques mois à peine, l’Étoile Rouge de Belgrade avait formulé une offre de quatre millions d’euros, rejetée par le Stade Rennais, qui espérait alors amortir davantage son investissement. Aujourd’hui, l’urgence prime et la direction semble résignée à encaisser une perte financière pour faciliter le départ du joueur. Les offres, cependant, se font rares et les prétendants hésitent, notamment en raison des exigences salariales du Finlandais.
Pour Glen Kamara, le mercato hivernal s’annonce donc décisif. Une porte de sortie pourrait se présenter dans les semaines à venir, alors que l’équipe bretonne ne compte plus sur lui et que sa carrière semble à un tournant. Sans transfert cet hiver, le risque serait grand de voir l’international finlandais s’enfoncer dans l’anonymat, loin des promesses qui accompagnaient sa venue en Bretagne.





