OM : Roberto De Zerbi répond sans détour à propos de Benjamin Pavard et Emerson

L’Olympique de Marseille traverse actuellement une phase délicate, marquée par deux revers consécutifs. Après une défaite frustrante sur le terrain du Sporting Portugal, où l’équipe a évolué en infériorité numérique, les Phocéens ont de nouveau chuté face au RC Lens. La défense olympienne, déjà sous pression, a cristallisé les critiques lors de ces deux rencontres.
À la veille d’un rendez-vous crucial contre le SCO d’Angers, Roberto De Zerbi s’est présenté devant la presse pour analyser la situation. L’entraîneur a livré un diagnostic lucide mais optimiste sur la dynamique actuelle de son groupe. Il a reconnu que ses joueurs avaient manqué de tranchant, notamment dans la finition et les duels, tout en soulignant la nécessité de rester sereins et concentrés sur les fondamentaux.
De Zerbi a déclaré sans détour : «C’est vrai qu’on a l’obligation de gagner les matches, bien se comporter et faire tout ce qu’on a à faire. On est sereins, on fait les choses de la bonne manière. On a manqué dans les deux derniers matches, dans la finition, notamment à Lens. Aussi dans les duels, cela a manqué d’agressivité. On a fait trop peu à Lisbonne, mais on était à dix. Contre Lens, c’est peut-être la maturité de l’équipe, tenir le coup physiquement». Il a ainsi mis en avant la jeunesse et le manque d’expérience de son effectif, tout en refusant de céder à la panique.
Défense de l’OM, blessures et gestion des polémiques
Les erreurs individuelles ont particulièrement été pointées du doigt, notamment celles d’Emerson Palmieri et de Benjamin Pavard. Emerson a été expulsé juste avant la pause à Lisbonne, tandis que Pavard s’est retrouvé impliqué dans des actions décisives lors des deux défaites. De Zerbi a tenu à défendre ses joueurs face aux critiques, insistant sur l’importance de ne pas se laisser submerger par les polémiques extérieures.
Il a précisé : «Il y a eu la simulation d’Emerson, le penalty dû à la faute de Benjamin Pavard… après Lens, je n’ai jamais parlé de fatigue, mais de manque de lucidité. En deuxième mi-temps, on aurait pu être un peu plus dangereux. Il ne faut pas se faire engloutir par les polémiques. On veut gagner les six prochains matches, je suis content de mon équipe». Cette prise de position traduit la volonté de l’entraîneur de protéger son groupe et de maintenir une dynamique positive malgré l’adversité.
Le technicien marseillais n’a pas éludé la question des blessures, qui compliquent la tâche du staff. Plusieurs éléments clés, dont Weah, Kondogbia, Gouiri, Medina, Traoré et Balerdi, seront absents pour la prochaine rencontre. Cette hécatombe réduit considérablement les options défensives et offensives de l’OM, accentuant la pression sur les joueurs disponibles.
Roberto De Zerbi face à la critique et à la pression médiatique
Face à la multiplication des débats autour du club, De Zerbi a réagi avec fermeté : «Les défaites de Lens et de Lisbonne nous agacent, mais il faut avoir l’objectivité d’évaluer les défaites. Les polémiques me donnent envie de rire, ce sont des gens qui n’aiment pas l’OM. Les mots contre Emerson, Pavard, contre le club, les décisions de la direction… les choses se passent bien, perdre est une chose qui arrive. Nous, on essaie de se concentrer sur nous». Il a ainsi dénoncé la tendance à l’exagération et à la stigmatisation de certains joueurs, tout en rappelant la nécessité de garder le cap.
La gestion de la pression médiatique et des attentes du public demeure un enjeu majeur pour l’OM. Malgré les difficultés, le discours de De Zerbi se veut résolument tourné vers l’avenir, avec la volonté affichée de renouer rapidement avec la victoire et de redonner confiance à un groupe fragilisé.





