RC Lens : Stéphane Gilli fait un constat clair après la défaite et il répond à Pierre Sage

Sur la pelouse de Bollaert dimanche, le RC Lens a décroché une victoire difficile face au Paris FC, s’imposant 2-1 lors de la huitième journée de Ligue 1. Les Parisiens, bien que nouvellement promus dans l’élite, ont su inquiéter leurs hôtes par séquences mais n’ont pas réussi à concrétiser leurs temps forts, repartant finalement bredouilles.
Du côté du Paris FC, l’analyse de la rencontre laisse peu de place à la frustration selon l’entraîneur Stéphane Gilli. À ses yeux, ce revers s’explique par des insuffisances récurrentes de son équipe, notamment dans la capacité à être décisive des deux côtés du terrain. Il déclarait à l’issue du match : « Des regrets ? Non. Car il a manqué trop de choses, même si on a eu des temps avec de la maîtrise collective. Il faut qu’on soit plus efficace dans les 2 surfaces. On manque trop d’efficacité. »
La rencontre a effectivement mis en lumière la supériorité de Lens sur les phases arrêtées, un aspect du jeu que le staff parisien avait pourtant ciblé à l’avance. Gilli l’a souligné en revenant sur la préparation du match : « On avait identifié les coups de pied arrêtés comme une force chez eux. Ce qu’on a produit dans le jeu parfois est intéressant mais face à des équipes comme ça, il faut faire plus. » Malgré une préparation minutieuse, l’ouverture du score lensoise sur corner est venue rappeler la difficulté des Parisiens à rivaliser physiquement et tactiquement sur ces séquences.
La deuxième période a vu le Paris FC revenir dans le match, s’octroyant même plusieurs occasions franches. Cependant, une nouvelle fois, le manque de réalisme a coûté cher aux visiteurs. Le second but encaissé, survenu alors que Paris semblait reprendre la main, a été particulièrement mal vécu : « On prend le 2e but dans un temps fort et après il n’y avait plus trop de structure, c’était désorganisé pour les 2 équipes. Ce n’est pas trop le football que j’aime. » Stéphane Gilli n’a pas caché sa déception devant le relâchement organisationnel observé après ce but.
Ce match a également mis en évidence un déficit de taille côté Paris FC, un paramètre qui a pesé lors des duels sur coups de pied arrêtés. Le coach parisien l’admet sans détour, tout en mettant en avant l’importance de certains aspects psychologiques et stratégiques : « On sait qu’on a un déficit de taille souvent face aux adversaires mais c’est aussi une question de personnalité, d’avoir de la ruse. Ça prouve que les Lensois le font très bien. »
S’appuyant sur l’analyse d’avant-match, Gilli avait d’ailleurs prévenu sur la qualité de Lens lors des transitions et phases arrêtées, une intuition confirmée sur le terrain : « J’avais dit qu’ils étaient bons sur les coups de pied arrêtés et les transitions. Je ne me suis pas trompé tant que ça. Cela montre nos lacunes même si on n’a pas été ridicules loin de là. » Malgré la défaite, le technicien souligne que ses joueurs ont su faire jeu égal par moments, sans démériter.
La rencontre, disputée sous une tension palpable, a été marquée par une fin de match plus heurtée, où la structure collective a cédé la place à l’improvisation. Ce scénario reflète les difficultés rencontrées par le Paris FC à maintenir sa cohésion dans les moments clés face à un adversaire expérimenté de Ligue 1.





