ASSE : Kilmer Sports perd patience et prend déjà une décision pour l’avenir d’Horneland

Dans une ambiance électrique au stade Geoffroy-Guichard, l’AS Saint-Étienne a connu une soirée décevante, s’inclinant à domicile face à l’équipe du Mans, tout juste promue en Ligue 2. Les visiteurs, loin de voler leur victoire, ont su exploiter les failles de la formation stéphanoise pour s’imposer sur le score de 3 à 2, une performance qui soulève de nombreuses questions sur les capacités actuelles du groupe dirigé par Eirik Horneland.
Le revers subi par les Verts met en lumière des lacunes que beaucoup pensaient résolues, notamment après un début de saison encourageant. Mais face à une équipe mancelle organisée et efficace, les Stéphanois ont manqué de solidité et d’inspiration, laissant filer des points précieux dans la course à la remontée. Ce résultat, qui intervient devant un public toujours fidèle, complique la situation du club forézien, désormais troisième de Ligue 2, au coude-à-coude avec le Red Star, leur prochain adversaire à l’extérieur.
La direction de l’ASSE, incarnée par Kilmer Sports, garde en tête un seul objectif : retrouver la Ligue 1 dès la fin de la saison en cours. Les attentes sont claires, et la pression qui pèse sur l’effectif et le staff technique devient de plus en plus tangible. Les investissements réalisés lors du dernier mercato, ainsi que la décision de conserver certains joueurs convoités comme Lucas Stassin et Zuriko Davitashvili, témoignent de l’ambition du club. Toutefois, ces choix exigent des résultats immédiats.
Eirik Horneland, malgré la relégation de l’équipe en Ligue 2, avait jusqu’ici bénéficié d’un soutien intact de la part du président Ivan Gazidis et de son conseiller Huss Fahmy. Cette confiance pourrait toutefois être remise en question si les performances ne s’améliorent pas rapidement. Les dirigeants, conscients des enjeux financiers et sportifs, ne cachent pas leur impatience face à la situation actuelle.
Le journaliste Laurent Grandcolas, qui suit les Verts pour le journal L’Équipe, dresse un constat sans appel quant à l’avenir du coach norvégien. Il avertit : « On dira qu’il n’y a eu que dix journées cette saison, mais le technicien norvégien et son staff devront bien vite trouver des réponses. Et des solutions », une déclaration qui en dit long sur la pression qui s’exerce en coulisses. Les prochaines semaines seront décisives pour Horneland, sommé de redresser la barre sans délai.
Saint-Étienne doit désormais se préparer à un déplacement crucial à Annecy, où la moindre contre-performance pourrait aggraver la crise de confiance qui semble s’installer. L’équipe, qui avait montré de belles choses lors des premières rencontres, semble aujourd’hui marquer le pas, la dynamique positive ayant laissé place à une série de doutes et de remises en question. Pour retrouver sa solidité et son efficacité, le club devra sans doute repenser son approche tactique et mentale.
Les supporters, eux, continuent de soutenir leur équipe, espérant un sursaut d’orgueil et des réponses concrètes sur le terrain. Le Chaudron, connu pour son atmosphère unique, attend de voir ses joueurs retrouver l’élan et la détermination qui ont fait la réputation du club. Mais le temps presse, et la marge d’erreur se réduit semaine après semaine.





