ASSE : Laurent Hess analyse deux fiascos en deux ans et fustige Kilmer Sports

Écrit par Baptiste Lacomme
- L’ASSE reste en Ligue 2 après sa défaite 1-4 face à Nice.
- Kilmer Sports Ventures enregistre un deuxième exercice consécutif totalement désastreux.
- Les supporters expriment leur colère face à la gestion du projet KSV.
Le naufrage est total pour les Verts qui s’inclinent lourdement à Nice. Alors que le match aller s’était terminé sur un score vierge, l’espoir de remonter en L1 s’est envolé lors d’un second acte catastrophique. L’ASSE évoluera encore en Ligue 2 la saison prochaine après avoir encaissé quatre buts, conséquence d’une défense totalement absente qui a laissé le gardien Larsonneur dans un isolement complet. Le score final de 4-1 reflète ce vide abyssal.
Le club a manqué sa chance dès la première période. Un but de Cardona a été annulé par le VAR pour un hors jeu de Stassin, ce qui aurait pu changer la dynamique. Ce manque de réalisme est symptomatique d’un groupe en perte de repères. Le football est cruel. L’équipe s’est écroulée après la sortie du Cardinal durant la pause, prouvant que la fragilité mentale prime sur la tactique quand le bloc est aussi poreux. Est-ce vraiment acceptable pour un tel effectif ?
L’échec d’un budget L2 colossal
Malgré le plus gros budget de la division, l’ASSE finit 3e derrière Troyes et Le Mans. C’est une aberration technique pure et simple. Ivan Gazidis a annoncé des changements suite à ce fiasco, alors que Philippe Montanier prétend vouloir rester en poste malgré son incapacité à remplir sa mission. Ce déni est presque risible. Les Green Angels ont d’ailleurs déployé des banderoles au puits Couriot et à L’Etrat pour dénoncer une « nonchalance perpétuelle ».
La colère gronde dans les tribunes du stade Geoffroy-Guichard et derrière la tribune Jean Snella. Les supporters ne supportent plus de voir comment « les Verts à la mine » salissent l’image de Sainté. Cette rupture entre le public et le board est profonde, car le projet KSV semble n’avoir aucune racine locale. Le mécontentement est général. Cette situation est devenue intenable.
Le bilan comptable du recrutement est une vaste plaisanterie avec des erreurs de casting comme Ferreira ou Annan. Le transfert d’Ekwah pour 6 M€ est l’exemple type d’une gestion amateur, puisque le joueur refusait même d’évoluer en L2. Comment peut-on investir autant sans vérifier l’envie des recrues ? C’est un manque de professionnalisme flagrant qui s’ajoute à la gestion douteuse du staff technique.
Le fiasco total de Kilmer Sports
Le schéma organisationnel imposé par Larry Tanenbaum depuis le Canada semble totalement déconnecté du terrain, avec un trio Soucasse-Perrin-Rustem qui ne produit aucun résultat. Le projet Kilmer Sports est un échec retentissant depuis deux ans, et la confiance aveugle accordée à Gazidis ainsi qu’à ses bras droits Huss Fahmy et Jaeson Rosenfeld devient suspecte. Est-ce là la compétence promise lors du rachat ?
Le maintien d’Horneland sur le banc lors du match contre Boulogne-sur-Mer, alors que son départ était déjà acté, montre une inertie managériale stupéfiante, et c’est là que le bât blesse, car on ne peut pas piloter un club historique avec une telle désinvolture. L’été s’annonce agité, mais les décisions seront-elles enfin courageuses, ou alors verra-t-on encore des ajustements de surface sans réelle remise en question des cadres dirigeants ?
Le peuple vert se demande aujourd’hui si les propriétaires richissimes possèdent ne serait-ce qu’une once de compétence footballistique. L’ASSE subit un second exercice catastrophique qui vide les supporters de leur patience, alors que le club s’enfonce dans l’antichambre du football français. La gestion sportive est inexistante, et le manque de vision globale transforme un géant endormi en une caricature de club professionnel.



