Matias Fernandez-Pardo assume son ambition chez les Diables et admet que « Lukaku est le numéro 1 »

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Journaliste sportif passionné d'économie du sport et des droits TV, Baptiste Lacomme décrypte les stratégies des plus grands clubs et athlètes mondiaux. Son expertise sur le football et les enjeux du sport de haut niveau offre aux lecteurs de Médiasportif un éclairage précis et passionné.
  • Matias Fernandez-Pardo intègre la sélection belge malgré des options nationalités multiples.
  • L’attaquant du LOSC ambitionne de s’imposer pour le Mondial 2026.
  • Le joueur reconnaît la suprématie absolue de Romelu Lukaku en attaque.

Le joueur du LOSC a débarqué au Proximus Basecamp de Tubize pour sa première prise de parole officielle alors que son profil hybride soulève des questions tactiques. Ce candidat au poste de 9 a dû justifier son imbroglio administratif puisque plusieurs options nationalités s’offraient à lui avec l’Espagne et l’Italie dans le viseur. Il affirme ainsi « J’étais certain de pouvoir jouer pour la Belgique, l’Espagne et l’Italie » tout en précisant que l’Argentine restait une piste théorique liée à un passeport. Le manque de concret venant d’Amérique du Sud est flagrant. Il n’a rien entendu à ce sujet et même Nicolas Frutos n’a pas bougé. Le mec est Belgian maintenant.

L’intégration semble fluide dans le vestiaire des Diables Rouges où l’attaquant tente de gommer toute polémique sur son choix international. On sent une volonté farouche de s’imposer dans la hiérarchie alors que la vitesse et la profondeur sont ses atouts majeurs pour le staff technique. Il déclare « J’ai vraiment très envie de me montrer » et espère que les matchs de préparation permettront d’étaler son jeu. Est-ce que l’ambition individuelle peut primer sur le collectif ? Le joueur prétend vouloir gagner des matchs avant tout. C’est un discours classique.

Quatre nationalités possibles pour un seul choix final

Le rapport de force avec Romelu Lukaku est géré avec une prudence presque chirurgicale pour éviter tout clash médiatique inutile. Fernandez-Pardo s’incline devant le recordman avec une phrase courte et nette : « Romelu est sans discussion le numéro 1 ». Le jeune ailé voit en lui un mentor plutôt qu’un obstacle et s’émerveille de pouvoir enfin poser des questions à celui qu’il ne voyait qu’à la télé. Il s’inscrit dans une projection long terme sans vouloir brûler les étapes de la succession. Sa diplomatie est presque trop léchée, comma on le voit souvent chez les recrues. C’est très prudent.

L’influence de Hein Vanhaezebrouck durant son passage à La Gantoise a sculpté son intelligence positionnelle via une analyse obsessionnelle de Vinícius Júnior. Le coach voulait le décentrer pour exploiter son explosivité, alors que le joueur se considère d’abord comme un finisseur. Cette polyvalence est un bonus tactique car « Je suis avant tout un attaquant, mais je peux aussi jouer sur les flancs ». Le profil est donc hybride, capable de déchirer des blocs bas, et très impactant. Il a beaucoup appris. Le coaching était top.

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Sur le plan technique, l’utilisation de vidéos pour copier les appels de balle de Vini Jr montre une approche presque académique du poste. Le joueur peut évoluer sur les flancs sans perdre son instinct de buteur, ce qui offre une flexibilité précieuse pour le Mondial 2026. C’est une mutation intéressante, car la Belgique manque parfois de ce genre de profil capable de permuter, et c’est là que le LOSC a bien fait de le polir. Pourquoi s’en tenir à un seul axe quand on a own… euh, quand on a une telle palette ?

Un profil hybride inspiré par Vinícius Júnior

L’avis du joueur sur la finale de la Ligue des Champions entre le Paris Saint-Germain et Arsenal est sans appel et manque singulièrement de nuance. Il mise tout sur le club parisien en affirmant que « le PSG va gagner » car il considère l’équipe comme étant vraiment très grande. On peut s’interroger sur la pertinence de ce pronostic alors que l’équilibre tactique d’Arsenal semble plus solide en ce moment, mais c’est un avis tranché. L’analyse est sommaire, presque naïve, et manque de profondeur technique. Il a choisi Paris.

La réalité du terrain devra confirmer si cette polyvalence entre le poste de pivot et l’aileronnage est viable face aux défenses d’élite. Le joueur, qui a été façonné par un entraîneur respecté, doit maintenant prouver que son volume de jeu est compatible avec le rythme international, alors que la concurrence est rude, et que les erreurs sont sanctionnées, et que le temps presse. L’explosivité reste son meilleur argument pour forcer les portes de la sélection officielle. On attend la suite.

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