LOSC : Davide Ancelotti pourrait diriger le club à distance et préparer son arrivée prochaine

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Journaliste sportif passionné d'économie du sport et des droits TV, Baptiste Lacomme décrypte les stratégies des plus grands clubs et athlètes mondiaux. Son expertise sur le football et les enjeux du sport de haut niveau offre aux lecteurs de Médiasportif un éclairage précis et passionné.
  • Davide Ancelotti devient le nouvel entraîneur du LOSC pour remplacer Bruno Genesio.
  • Le technicien gérera initialement le club à distance depuis le Brésil.
  • Le président Olivier Létang mise sur un profil sans références majeures.

Le LOSC a jeté son dévolu sur Davide Ancelotti, un profil atypique qui débarque en Ligue 1 après avoir frôlé un poste à Reims il y a deux ans. Ce technicien de 36 ans, capable de jongler entre l’italien, le français, l’anglais, l’allemand et l’espagnol, succède à Bruno Genesio dans un contexte où le club nordiste cherche un nouveau souffle tactique. Davide Ancelotti remplace Bruno Genesio au LOSC et devra naviguer entre ses obligations internationales et ses nouvelles responsabilités dans le Nord. Est-il vraiment crédible de confier les clés d’un club européen à un homme dont le CV repose principalement sur son rôle d’adjoint ?

Pour parvenir à ce choix, le président Olivier Létang a écarté des noms pourtant plus installés comme Stefano Pioli, Stéphane Dumont ou encore Thiago Motta, ce dernier étant en quête de stabilité après son départ de la Juventus en mars 2025. Le choix s’est porté sur ce pari risqué, alors que le coach sera présenté lundi à 14 heures au domaine de Luchin. Le profil est léger, presque inexistant pour un poste de numéro 1 dans un tel effectif. Olivier Létang privilégie un pari tactique plutôt qu’une valeur sûre du marché, ce qui frise l’amateurisme ou le génie selon le résultat final. Le coach est jeune.

Davide Ancelotti présenté lundi au domaine de Luchin

La situation logistique est pour le moins absurde car l’homme se trouve actuellement au Brésil où il officie comme adjoint de la Seleçao. Il a d’ailleurs accueilli Endrick à Granja Comary, le centre technique brésilien, avant de devoir s’occuper de la reprise lilloise. Il gérera la reprise à distance depuis l’Amérique du Sud, car le calendrier du Mondial, avec une finale le 19 juillet, rend sa présence physique impossible durant une partie de la préparation estivale. La gestion d’un groupe via Zoom ou WhatsApp, c’est donc ça la stratégie du LOSC pour lancer sa saison, une méthode qui semble totalement déconnectée des réalités du terrain.

L’ancien préparateur physique du Real Madrid, qui a connu un passage bref et mitigé à Botafogo, arrive avec une vision bien précise, loin du pragmatisme de son père. Alors que le clan Ancelotti prône souvent une gestion souple, le fils affirme : « Mon père m’a enseigné l’adaptabilité. Mais moi, j’ai une préférence pour un jeu plus vertical, plus audacieux ». Cette volonté d’imposer un style offensif pourrait être un poison si la transition n’est pas gérée avec rigueur. Une préférence pour un jeu vertical et audacieux, voilà le mantra qui doit convaincre un vestiaire habitué à d’autres schémas. Le risque est réel.

Le poids du nom reste l’obstacle majeur, un fardeau que le technicien assume en admettant qu’il faut gagner la confiance pour sortir de l’ombre du patriarche, comme il l’a confié : « Tu es le fils de… Il te faut gagner la confiance ». Son parcours, marqué par dix ans au Bayern Munich comme adjoint principal, ne le prépare pas forcément à la solitude du banc de touche en France. C’est une expérience brutale, surtout quand on considère que sa première expérience de numéro 1 s’est soldée par une éviction rapide. Le coaching est difficile. Le staff doit être solide, les joueurs doivent adhérer, le président doit protéger, et le résultat doit suivre.

Il dispose tout de même d’un léger répit puisque la phase de Ligue de la Ligue des champions ne débute que la deuxième semaine de septembre. Ce délai lui permettra d’ajuster ses réglages après son retour définitif du Brésil, même si le retard accumulé lors de la pré-saison pourrait s’avérer fatal. le LOSC débute en Ligue des champions en septembre, laissant peu de place à l’erreur pour un novice qui découvre le football européen en tant que patron. La transition sera rude, les attentes sont hautes, le niveau est exigeant, et la presse sera impitoyable. Le saut est immense.

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