Le Maroc pourrait bien être une fois de plus le plus dangereux outsider de cette Coupe du Monde

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Journaliste sportif passionné d'économie du sport et des droits TV, Baptiste Lacomme décrypte les stratégies des plus grands clubs et athlètes mondiaux. Son expertise sur le football et les enjeux du sport de haut niveau offre aux lecteurs de Médiasportif un éclairage précis et passionné.

 

La Coupe du Monde 2026 s’annonce comme le tournoi le plus exigeant et le plus imprévisible de l’histoire du football. Pour la première fois, 48 équipes nationales s’affronteront, ce qui porte le nombre total de matchs à 104, contre 64 lors des éditions précédentes.

Ce format élargi signifie plus de groupes, plus de surprises possibles, et surtout une compétition bien plus ouverte où les équipes dites secondaires ont davantage de chances de progresser profondément dans le tableau.

Selon le pronostic Coupe du Monde 2026, la France figure parmi les grands favoris, aux côtés de l’Espagne et de l’Angleterre. Mais ce qui retient moins l’attention médiatique, ce sont les outsiders sérieux capables de tout renverser. Le Maroc est l’un d’eux, et peut-être le plus redoutable de tous.

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Une équipe qui n’est plus une surprise, mais une puissance confirmée

En 2022, le Maroc avait stupéfié la planète entière. Atteindre les demi-finales d’une Coupe du Monde en éliminant l’Espagne aux tirs au but puis le Portugal en quarts de finale, c’était une performance historique pour une nation africaine et arabe.

Beaucoup avaient parlé d’exploit, de coup de chance, de circonstances favorables. Quatre ans plus tard, cette lecture est devenue difficile à défendre.

Les Lions de l’Atlas sont désormais classés dans le top 10 mondial. Ce n’est plus une équipe qui surprend; c’est une équipe qui s’est installée durablement parmi les meilleures du monde.

La différence entre 2022 et 2026, c’est précisément cette légitimité acquise sur la durée, appuyée par des résultats cohérents et un groupe de joueurs qui a gagné en maturité et en expérience internationale.

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Un effectif taillé pour le très haut niveau

Le capitaine Achraf Hakimi, latéral droit du Paris Saint-Germain et meilleur joueur africain en titre, est l’un des meilleurs joueurs à son poste dans le monde entier.

Sa capacité à peser offensivement tout en assurant défensivement donne au Maroc une dimension supplémentaire sur le flanc droit. Autour de lui, les Lions de l’Atlas disposent d’un effectif dense et compétitif, avec des joueurs nés et formés en Europe qui ont choisi de défendre les couleurs marocaines.

Brahim Diaz, Noussair Mazraoui, Bilal El Khannouss ou encore Neil El Aynaoui forment un groupe technique de très bon niveau.

Plus récemment, Ayoub Bouaddi, milieu de terrain de Lille et ancien capitaine des espoirs français, a décidé de représenter le Maroc en équipe nationale senior. Ce choix illustre à quel point le projet national marocain est attractif pour les joueurs binationaux, et à quel point l’équipe continue de se renforcer cycle après cycle.

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Le programme de groupe et les défis à surmonter

Le tirage au sort a placé le Maroc dans un groupe exigeant, dont le Brésil est notamment le premier adversaire. C’est un test immédiat de très haut niveau, mais c’est aussi exactement le type de match que les Lions de l’Atlas ont appris à ne plus craindre. Après Qatar 2022, affronter une grande équipe en phase de groupes n’a plus rien d’intimidant pour ce groupe.

Le format à 48 équipes change également la donne en phase de poules. Cela profite aux équipes défensives solides et capables de gérer les matchs avec intelligence, ce qui correspond précisément au profil du Maroc sous ses deux derniers sélectionneurs.

Un projet national qui dépasse largement ce Mondial

Le Maroc co-organisera la Coupe du Monde 2030 avec l’Espagne et le Portugal. Derrière tout cela, il y a un projet footballistique sérieux et structuré, articulé autour de l’académie Mohammed VI, centre national de formation situé près de Rabat, qui produit régulièrement des talents de premier plan.

Cette vision à long terme confère à l’équipe nationale une stabilité que peu de nations africaines peuvent revendiquer. Les joueurs savent qu’ils représentent bien plus qu’une sélection ; ils incarnent une transformation profonde du football marocain à l’échelle mondiale. Avec le soutien d’un public passionné et des attentes croissantes après 2022, la pression existe, mais elle est le signe d’un statut désormais assumé.

Le Maroc arrive à la Coupe du Monde 2026 avec un effectif expérimenté, un staff renouvelé mais ambitieux et une identité de jeu en évolution. Dans un tournoi élargi où les surprises seront encore plus fréquentes, les Lions de l’Atlas ont toutes les cartes en main pour aller très loin, et peut-être même pour écrire une nouvelle page de leur histoire.

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