OM : McCourt demande 1 milliard €, mais les Saoudiens visent une autre cible

Écrit par Baptiste Lacomme
- Turki Al-Sheikh a formulé une offre formelle pour racheter Derby County.
- L’Olympique de Marseille reste valorisé à un milliard d’euros par McCourt.
- Le PIF doit contourner les règles UEFA sur la multipropriété sportive.
L’offensive saoudienne en Europe devient concrète alors que Turki Al-Sheikh, président de l’Autorité générale du divertissement saoudienne, a soumis une offre formelle pour le rachat de Derby County. Ce club évolue en Championship et cette démarche a été notifiée à la Premier League ainsi qu’à la Football Governance Regulator. C’est un mouvement tactique assez brutal. On sort enfin des fantasmes pour entrer dans le dur du business, car le fonds souverain saoudien passe enfin à l’action en Europe. Est-ce un simple test de marché ou le début d’une hégémonie ?
Cette news relance forcément le dossier marseillais, même si le ciblage actuel est anglais. Le feuilleton du rachat de l’OM est un serpent de mer ridicule qui tourne en boucle depuis cinq ans avec des démentis et des signaux contradictoires. Le rachat de l’OM est devenu le serpent de mer ultime. On se rappelle mai 2025, l’ouverture d’un bureau du PIF à Paris et les paroles d’un journaliste saoudien disant que « quand le Royaume veut quelque chose, il l’obtient toujours ». C’est du marketing pur. C’est un jeu de dupes.
Une offre formelle déposée pour Derby County
Le blocage majeur reste le règlement UEFA sur la multipropriété, car le PIF contrôle déjà Newcastle United depuis 2021. Il est interdit d’avoir deux clubs dans les coupes d’Europe, donc Turki Al-Sheikh devra prouver que ses finances sont totalement indépendantes du PIF, lequel finance déjà quatre mastodontes de la Saudi Pro League comme Al-Nassr. Cette acrobatie comptable sera difficile, car les régulateurs sont désormais sur le qui-vive, et la démonstration d’indépendance financière s’annonce délicate à construire. C’est un casse-tête juridique.
De son côté, Frank McCourt ne vend pas, ou plutôt il attend le chèque parfait. La valorisation du club tourne autour du milliard d’euros, un montant astronomique que personne n’a osé poser sur la table jusqu’ici. On voit des injections de 94,5 millions d’euros, un nettoyage des comptes, et la nomination de Stéphane Richard à la présidence en avril 2026. Les optimistes y voient un maquillage pour la vente, alors que c’est peut-être juste de la gestion basique. Trop de spéculation.
Lire aussi : RC Lens – Mercato : Les Sang et Or vont réaliser un coup de génie en défense !Le passage à l’acte pour Derby County change la donne, car on ne parle plus de vagues intentions mais de cash concret. Si l’opération aboutit en Angleterre, la question d’un second club européen reviendra hanter la Canebière avec une violence accrue. Le PIF a déjà montré son efficacité avec Newcastle, donc les Saoudiens savent passer de la rumeur à l’action. On a ici un montage financier complexe, une volonté politique forte, des régulateurs anglais méfiants, et un marché du foot saturé. L’OM est dans le rétro.
Le prix est fixé. Le marché observe. Cette stratégie de contournement via des figures comme Turki Al-Sheikh, qui tente de s’extraire de l’ombre du PIF, est un move classique de hedge fund. C’est un jeu d’échecs, et la question d’un deuxième club européen reviendra avec force. Les supporters marseillais attendent, mais le business est froid, et les chiffres de McCourt sont prohibitifs, alors que le club a besoin de sang neuf pour briser le plafond de verre national. C’est pathétique.










