RC Lens : Will Still livre enfin la vérité sur son départ surprise !

- L’ancien entraîneur du RC Lens s’exprime sur son départ et son expérience anglaise.
- Le technicien belge a été licencié de Southampton après seulement 13 journées jouées.
- Il explique avoir privilégié sa vie familiale avant de faire une pause professionnelle.
L’ancien coach du club artésien a récemment partagé ses réflexions lors de l’émission Les Nuits du Cazarre Enchaîné. Il a ainsi pu revenir sur les étapes marquantes de sa carrière, notamment son passage émotionnel au RC Lens et les difficultés rencontrées ensuite.
Le départ de l’entraîneur du Pas-de-Calais s’était produit en mai 2025 dans une atmosphère chargée. À cette occasion, le technicien avait annoncé son retrait en larmes pour des raisons personnelles, marquant profondément les supporters et la direction du club nordiste.
Cette décision était motivée par des enjeux familiaux majeurs. En effet, l’entraîneur a révélé que sa femme a eu de gros soucis de santé, rendant indispensable sa présence constante à ses côtés pour traverser cette épreuve difficile.
Peu après cet adieu, une opportunité s’est présentée avec le club de Southampton. Ce projet semblait idéal car il permettait au technicien de travailler tout en restant proche de sa compagne, conciliant ainsi ses ambitions et sa vie privée.
Un passage éclair en Angleterre
Malheureusement, l’expérience anglaise s’est avérée très brève pour le Belge. Après avoir dirigé l’équipe durant seulement 13 journées, le coach a été limogé début novembre, mettant fin prématurément à son aventure dans le championnat britannique.
L’entraîneur a évoqué le décalage entre les analyses statistiques et la réalité du terrain. Bien que certains experts suggéraient qu’il devrait être 3e selon les stats, il a admis que seul le classement final importait réellement pour lui.
Malgré l’échec sportif, il considère cette période comme formatrice. Il affirme avoir appris à jouer en Championship, une expérience qui enrichit son bagage technique malgré la brièveté de son mandat et la fin brutale de son contrat.
Le licenciement a provoqué un choc psychologique important chez le technicien. Durant le mois suivant son éviction, il ne supportait plus le football, refusant même de regarder des matchs pour tenter de digérer cette rupture professionnelle soudaine.
Réflexion et reconstruction personnelle
Le technicien a admis que son orgueil avait été touché par cet événement. Passant du statut d’entraîneur à haut potentiel après Lens à celui de coach licencié, il a dû faire face aux interrogations générales.
Pour se reconstruire, l’entraîneur de 33 ans a choisi de s’éloigner du milieu. Il a profité de ce temps pour voyager et couper totalement avec le sport, estimant nécessaire de retrouver un équilibre mental et émotionnel.
Avec le recul, il reconnaît qu’une pause aurait été bénéfique dès son départ de France. La saison précédente avait été compliquée sur le plan humain, rendant son retour immédiat au travail peut-être trop précipité et risqué.
Le directeur sportif du RC Lens avait d’ailleurs partagé cet avis. Ce dernier lui avait suggéré qu’il aurait pu prendre du temps pour lui, un conseil que le coach a finalement appliqué après son licenciement à Southampton.
Perspectives pour l’avenir professionnel
Durant sa période d’inactivité, l’entraîneur a fait preuve de discernement en refusant diverses sollicitations. Il a dit non à des projets, privilégiant son bien-être personnel et sa réflexion interne avant de s’engager à nouveau.
Le technicien souligne qu’il n’avait pas pris de repos depuis 12 ans. Ce besoin de s’arrêter était devenu vital pour faire des choses pour lui-même et sortir d’un cycle de travail ininterrompu depuis plus d’une décennie.
Aujourd’hui, il se sent prêt à revenir dans l’arène sportive avec une motivation renouvelée. Il affirme avoir la dalle, tout en précisant qu’il souhaite désormais attendre le projet qui correspondra parfaitement à ses attentes.
L’objectif actuel est de suivre une progression logique et réfléchie. L’entraîneur veut faire les choses dans l’ordre, refusant la précipitation pour s’assurer que sa prochaine étape professionnelle soit solide et durablement viable.
CONSEIL ÉDITORIAL
Le paradoxe de ce parcours réside dans la collision entre l’hyper-performance et la fragilité humaine. Le passage brutal du statut de prodige à celui de coach licencié démontre que la compétence technique ne suffit pas face à l’instabilité émotionnelle. En privilégiant sa famille, le technicien a sacrifié sa lancée, mais ce recul forcé devient un atout stratégique. Son retour sera déterminant : s’il parvient à transformer ce traumatisme en maturité, il reviendra plus fort, car il a enfin appris à gérer le vide et l’échec.





