LOSC : Une enquête judiciaire sur Gérard Lopez dévoile les secrets de sombres transactions privées

LOSC : Une enquête judiciaire sur Gérard Lopez dévoile les secrets de sombres transactions privées

  • Le LOSC bloque plus de 10 millions d’euros de commissions destinées à divers agents de joueurs.
  • Une enquête pour abus de biens sociaux vise la gestion passée de l’ancien président Gérard Lopez.
  • La direction actuelle dénonce des contrats de scouting aux montants injustifiés et des prestations quasi inexistantes.

Le litige financier qui secoue le LOSC repose sur une somme colossale dépassant les 10 millions d’euros. Cette ardoise concerne des transferts majeurs, incluant des joueurs comme Victor Osimhen ou Jonathan David, réalisés entre 2019 et 2020. Olivier Létang, l’actuel président, refuse d’honorer ces factures en invoquant des irrégularités graves héritées de l’administration précédente.

Au cœur de cette opposition se trouve une plainte pour abus de biens sociaux déposée par le club en 2021. La justice examine désormais les flux financiers entre le LOSC et des structures contrôlées par Gérard Lopez, telles que Victory Soccer Limited et Scoutly. Ces entités auraient perçu environ 22,1 millions d’euros pour des services de gestion et de recrutement aux contours flous.

Le service juridique du club avait pourtant émis des alertes répétées dès 2017. Des courriels internes soulignaient le risque de dépenses abusives, pointant du doigt des rapports de scouting jugés trop sommaires ou inutiles. L’existence d’une cellule de recrutement interne rendait, selon ces avertissements, le recours à des prestataires extérieurs particulièrement suspect et économiquement injustifié.

La stratégie d’Olivier Létang consiste à geler les paiements en attendant les conclusions de l’enquête pénale. Cette approche a déjà porté ses fruits devant les tribunaux de commerce, qui ont prononcé des sursis à statuer. Pour le dirigeant, certains contrats d’agents dissimulaient des rémunérations illicites, avec des montants jugés totalement déconnectés des usages habituels du marché du football.

De son côté, Gérard Lopez rejette ces accusations, dénonçant une manœuvre de son successeur. Ses avocats affirment qu’il n’était pas le seul décisionnaire et que le club disposait de conseils juridiques pour valider chaque acte. En parallèle, les magistrats scrutent un partenariat suspect de 4 millions d’euros avec le club belge de Mouscron, également géré par Lopez à l’époque.

La fin de l’ère Lopez avait laissé le LOSC avec une dette de 270 millions d’euros. Si le club a depuis assaini ses finances, les procédures judiciaires actuelles pourraient durer plusieurs années. Les agents concernés, quant à eux, s’insurgent contre ce qu’ils considèrent comme des prétextes pour ne pas honorer des engagements contractuels pourtant signés par le club lui-même.

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