OM : Comment le club s’est retrouvé dans cette situation difficile et inévitable ?

L’Olympique de Marseille traverse une débâcle européenne spectaculaire. Le club occupe désormais la 25e place de la phase de ligue de la Ligue des Champions. Un effondrement brutal après un début prometteur. Le cauchemar culmine avec une défaite 3-0 à Bruges, scellant l’élimination des compétitions continentales.
La campagne européenne avait débuté avec des signaux encourageants. Une victoire 4-0 face à l’Ajax Amsterdam ravit Marseille. Des recrues comme Paixão et Vermeeren se montrent à la hauteur. Roberto De Zerbi semble avoir trouvé la formule gagnante. L’optimisme règne alors dans la cité phocéenne, alimenté par une série de cinq victoires consécutives avant le déplacement au Sporting.
Le tournant survient à Lisbonne lors du match contre le Sporting. L’expulsion d’Emerson change radicalement le cours des événements. L’arrière-latéral italien simule dans la surface et se voit infliger un deuxième carton jaune. Les Portugais renversent le match et l’emportent 2-1. Les choix tactiques de De Zerbi en réaction à cette expulsion déstabilisent complètement l’équipe marseillaise.
Les conséquences de cette débâcle se prolongent sur cinq matchs où Marseille ne gagne qu’une seule fois. La prestation contre l’Atalanta Bergame illustre la fébrilité défensive du club. Un but refusé à tort pour l’OM, puis un but victorieux accordé régulièrement à Bergame en fin de match. La malchance côtoie la mauvaise prestation. Les Olympiens s’imaginent des injustices arbitrales, ignorant leur propre médiocrité.
Un succès 2-1 contre Newcastle renaît les espoirs de qualification. De Zerbi retrouve l’inspiration avec un dispositif 4-3-3 et la révélation du jeune Bakola. Marseille affiche alors du talent offensif indéniable avec Greenwood. Cependant, la fragilité défensive persiste. Le gardien Rulli accumule les erreurs. Les Marseillais miraculeusement dominant l’Union Saint-Gilloise malgré leurs nombreuses lacunes.
Face à Liverpool au Vélodrome, Marseille abdique sans livrer bataille dès la première période. Pas de rythme, des passes stériles vers l’arrière, une défense qui s’effondre au premier assaut. Le club n’honore pas sa devise « Droit au but ». Cette débâcle condamne l’équipe à affronter Bruges en match décisif, dernier espoir illusoire de qualification.
Après la défaite face aux Reds, Balerdi proclame la confiance et la certitude de la victoire à Bruges. Les discours ne correspondent jamais aux actes sur le terrain. Le mercredi soir, le défenseur arbore une mine défaite. Bruges s’impose 3-0 sans appel. L’élimination devient définitive, consommant l’effondrement sportif de la saison marseillaise en Europe.





