RC Strasbourg : Le départ de Rosenior à Chelsea révèle les zones d’ombre de la multipropriété dans le football moderne

Le départ de l’entraîneur Liam Rosenior de Strasbourg vers Chelsea, deux clubs appartenant à BlueCo, révèle les dysfonctionnements profonds de la multipropriété dans le football français. Ce système transforme les clubs satellites en simples outils d’ajustement, où les intérêts du club principal prévalent systématiquement sur ceux des structures secondaires.

Entre Eagle Football, BlueCo et Ineos, les principaux acteurs de la multipropriété façonnent le paysage du football hexagonal avec peu de considération pour la stabilité des clubs affiliés. À Lyon, Strasbourg et Nice, ces établissements subissent les conséquences d’une hiérarchie clairement établie, où le vaisseau amiral domine et les vassaux obéissent sans recours.

La crise sanitaire, l’arrêt du championnat et l’effondrement des droits télévisés ont fragilisé financièrement les clubs de Ligue 1. Beaucoup ont dû accepter cette multipropriété pour survivre économiquement. Le modèle persiste car il semble adapté à l’appauvrissement du football français, dont l’avenir reste compromis sans une amélioration significative des revenus télévisés.

L’expérience de John Textor à Lyon illustre les abus potentiels : vente d’actifs, accumulation de dettes et confusion sur les transferts entre clubs. Le départ précipité de Rosenior symbolise le cynisme absolu de ce système, où Strasbourg est sacrifié sans explication ni considération pour sa saison en cours.

Bien que BlueCo ait permis à Strasbourg l’accès à une compétition européenne, l’entraîneur a été retiré pendant les fêtes selon les besoins de Chelsea. Cette décision confirme que la multipropriété repose sur le mépris, non la synergie. Strasbourg n’est qu’une variable d’ajustement au service d’intérêts supérieurs.

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