ASSE : Pourquoi seulement 256 supporters pourront se rendre au parcage de Dunkerque ?

L’AS Saint-Etienne se prépare à affronter Dunkerque samedi pour la 16e journée de Ligue 2, un match décisif dans sa quête de promotion. Les Verts devront faire face à une contrainte particulière : seulement 256 places disponibles dans le parcage visiteur du stade Marcel-Tribut. Cet espace réduit représente le plus petit contingent de supporters stéphanois de toute la saison. Malgré cette limitation drastique, les places se sont écoulées rapidement, démontrant la fidélité des supporters même dans les conditions les plus restrictives.
Après deux victoires consécutives contre Troyes (3-2) et Nancy (2-1), Saint-Etienne a relancé sa dynamique en Ligue 2. L’équipe se situe désormais à deux points du leader troyen, rendant chaque match crucial pour la montée. Le déplacement nordiste ne sera pas une formalité puisque Dunkerque occupe la 9e place du classement et dispose d’une solide expérience des phases de lutte pour l’accession. Le stade affichera complet avec ses 5.000 places, créant un environnement hostile pour les Foréziens qui ne peuvent se permettre aucun faux pas.
Cette situation de parcage restreint contraste fortement avec les habitudes des supporters stéphanois. En moyenne, le club amène 1.264 supporters aux matches en déplacement. Les fidèles du Chaudron seront donc deux fois moins nombreux qu’habituellement, bien que cette restriction résulte uniquement des limitations d’infrastructure du stade dunkerquois et non d’un manque de soutien populaire.
Des précédents récents illustrent les tensions autour de l’attribution des places aux supporters. Les groupes ultras avaient boycotté le déplacement au Red Star il y a quelques semaines, contestant l’insuffisance des billets alloués. Cette fois-ci, malgré une situation encore plus restreinte à Dunkerque, les groupes de supporters n’ont pas protesté contre cette attribution, suggérant une meilleure acceptation ou une communication améliorée en amont du déplacement.
Ces situations récurrentes soulèvent des questions pertinentes sur l’équilibre entre les contraintes sécuritaires, les limitations d’infrastructure et le désir légitime des supporters de suivre leur équipe lors des déplacements importants. Dunkerque représente un cas exemplaire de ces tensions structurelles que vivent régulièrement les clubs de Ligue 2.





