ASSE : Un arrêté surprenant bouleverse la situation après les incidents à Quetigny

Le préfet de Côte-d’Or a pris une décision catégorique : l’accès au stade Gaston-Gérard de Dijon sera fermé, ce samedi, à l’ensemble des supporters de l’ASSE à l’occasion du match de Coupe de France contre Quetigny. Cette interdiction fait suite à la récente escalade de tensions entourant les déplacements des groupes ultras stéphanois.
L’attente d’un verdict devait se prolonger jusqu’à mercredi, mais l’autorité préfectorale a accéléré les choses. Dès mardi, le couperet est tombé : aucun supporter des Verts ne sera toléré dans l’enceinte dijonnaise pour le septième tour de la compétition. Cette sanction frappe de plein fouet les Green Angels et les Magic Fans, mis en cause après leur altercation survenue à Troyes, lors du déplacement (score final 3-2).
L’État cible 1 400 supporters classés à risques lors de Quetigny – ASSE
L’arrêté préfectoral s’appuie sans détour sur ce dernier incident, mais va au-delà. Le document précise que 1 400 membres des groupes ultras stéphanois sont considérés comme présentant un risque élevé. Il est indiqué noir sur blanc que les rencontres de l’ASSE à l’extérieur sont « fréquemment source de troubles à l’ordre public ».
Cette volonté d’interdiction semble s’inscrire dans un dispositif de précaution désormais systématique. Peu importe les événements propres à chaque match : le déplacement des supporters stéphanois à Dijon était voué à être interdit. L’attente de 10 000 spectateurs pour cette confrontation n’a pas infléchi la fermeté des autorités.
La lutte anti-hooliganisme impose un classement de risque élevé
La division nationale de lutte contre le hooliganisme a tranché : la rencontre Quetigny-ASSE est classée niveau 3 sur 5, malgré l’absence totale de passif entre les deux clubs. Ce classement inquiète : il ouvre la porte à une multiplication d’arrêtés similaires pour les prochaines sorties des Verts loin du Forez.
Dans le climat actuel, l’État entend affirmer une tolérance zéro face au moindre signe de débordement. La surveillance autour des groupes ultras stéphanois s’annonce renforcée pour la suite de la saison, faisant planer l’ombre de nouvelles restrictions lors des prochains déplacements.





