ASSE : Que cache vraiment la stratégie des nouveaux dirigeants, ambitions secrètes dévoilées ?

Gérard Janvion demeure une figure majeure de l’AS Saint-Étienne, observateur privilégié de l’actualité stéphanoise. Interrogé par Tribune Verte, l’ancien défenseur dresse un constat lucide sur la direction actuelle du club, tout en livrant un témoignage empreint de réalisme et d’attente.
De 1972 à 1983, le joueur martiniquais a marqué de son empreinte l’histoire des Verts. À l’approche du cinquantième anniversaire de la finale européenne de 1976 face au Bayern Munich, Janvion, déjà salué pour sa fidélité à l’ASSE, revient régulièrement sur son parcours et son intégration dès l’âge de 19 ans, comme il l’avait confié dans le podcast Koulé Matinik.
La direction de l’ASSE affiche ambition et professionnalisme
Du haut de ses 72 ans, Janvion n’a rien perdu de son regard acéré. L’ancien international s’exprime avec franchise sur le virage amorcé avec l’arrivée de Kilmer Sports Ventures, survenue après l’accession puis la relégation express du club. Si les supporters restent parfois sceptiques, la gestion mais aussi les choix d’investissement suscitent le débat à Saint-Étienne.
Janvion temporise sur le trio Gazidis, Fahmy, Rosenfeld. « Déjà, je ne les connais pas car je n’ai encore eu l’occasion de les rencontrer. Mais on sent bien qu’ils n’ont pas repris le club pour perdre pendant des années », affirme-t-il d’un ton ferme. Le Martiniquais insiste : « On sent qu’il y a des moyens, de l’ambition et des gens compétents à la tête du club, tant mieux. » Il ajoute, sans détour : « Personnellement, et même si j’ai un regard extérieur, je crois en eux. Juste regrettable que l’on soit descendus en seconde division au terme de l’exercice précédent. Car il est une évidence que notre club n’a rien à faire en Ligue 2… »
L’héritage délicat de l’ancienne gouvernance de l’ASSE
Janvion s’attarde également sur les années Caïazzo-Romeyer et l’absence de dialogue avec les anciens joueurs. Il pointe un manque d’ouverture de la part de l’ex-président. « Au sujet de l’ancienne direction, je trouve surtout dommage que Roland Romeyer n’ait jamais montré l’envie de travailler avec certains d’entre nous. On aurait pu rendre quelques services tout de même », déplore-t-il.
L’ex-défenseur regrette de n’avoir pu mettre son expertise au service de la formation et du recrutement, notamment aux Antilles. Son constat est sans appel : « Roland Romeyer, de toute évidence, n’aimait pas trop les anciens Verts. Il n’a pas su faire avec nous. » Janvion illustre ainsi la fracture persistante entre l’ancienne génération de joueurs emblématiques et la gouvernance précédente du club.
Vision d’avenir et attentes autour du projet sportif des Verts
Les déclarations de Janvion soulignent le poids de l’histoire à l’ASSE et les attentes élevées envers la nouvelle direction. Les ambitions affichées doivent désormais se traduire dans la gestion quotidienne et les résultats sportifs. Dans un contexte sous tension, l’équilibre entre mémoire et innovation apparaît déterminant pour l’avenir du club stéphanois.





