Stade Brestois : Éric Roy dévoile ce qui a vraiment plombé l’équipe contre l’OM

Après une lourde défaite face à l’OM (0-3), l’entraîneur de Brest, Éric Roy, n’a pas mâché ses mots. « Il a manqué beaucoup de choses », a-t-il déclaré, pointant du doigt les insuffisances techniques, physiques et l’inefficacité offensive de son groupe. La frustration était palpable dans le vestiaire, où Roy a tenté d’adopter un ton constructif tout en soulignant la nécessité d’une réaction immédiate.
Le coach brestois a insisté sur l’importance de saisir les opportunités, évoquant l’action de Pathé Mboup à la neuvième minute, qui aurait pu changer le cours du match. « On fait des cadeaux et, face à cette équipe, dans ce stade, on ne peut pas les faire. Les deux premiers buts sont largement évitables. Cela nous complique le match. »
Défaillances techniques et erreurs individuelles plombent Brest
En seconde période, Brest a tenté de réagir, mais la pression marseillaise a rapidement étouffé toute velléité. Roy ne s’est pas attardé sur la tactique : « Un match est toujours un rapport de force. Si tu n’arrives pas à le relever, c’est toujours une difficulté de plus. Mais, tout ça, c’est un peu du blabla. » L’entraîneur regrette surtout l’incapacité de son équipe à faire mal à l’adversaire au moment décisif, tout en dénonçant la multiplication des erreurs fatales.
Interrogé sur la prestation de Radoslaw Majecki, fautif sur un but, Roy a clarifié sa méthode : « Non, j’ai parlé au vestiaire globalement. Je ne parle jamais individuellement à des joueurs quand je parle au groupe. Moi, je n’ai pas de problème sur le fait que des joueurs fassent des erreurs. Le sport de haut niveau amène les erreurs. Le problème, c’est qu’elles s’enchaînent, et pas que de lui. »
Manque de solutions et absence de renforts au mercato
Le technicien brestois constate une spirale négative qui s’installe. « Ce qu’on a vécu ces deux dernières années, c’était une espèce d’euphorie innocente, parce qu’on avait l’impression que c’était normal. Mais ce n’est pas normal. Ce qu’on retrouve aujourd’hui, c’est justement cette normalité. » Même mené 2-0 à la pause, Roy croyait à une réaction, mais la qualité technique a fait défaut. « À partir de là, c’est compliqué d’expliciter dans ce genre de matches. »
Sur la question du mercato, Roy a été catégorique : « A priori, il n’y avait pas de moyens cet été, je ne crois pas qu’il y ait un Père Noël breton (sourire). » Le club doit donc composer avec ses ressources actuelles, sans espoir de renfort immédiat.
Blessures et gestion de l’effectif compliquent la tâche
Concernant les joueurs sortis sur blessure, Roy a précisé : « Bradley (Locko) s’est plaint d’une gêne à la cuisse. Je n’en sais pas plus. Il passera certainement des examens dans les prochains jours. Pour Mama (Baldé), il a pris un coup, mais il y avait aussi la volonté de donner du temps de jeu à Rémy (Labeau Lascary) et renforcer notre milieu. »





