LOSC : Offensivement ça coince, la vraie raison enfin révélée ?

Le LOSC traverse une période délicate sur le plan offensif. Depuis plusieurs rencontres, la créativité comme la finition manquent de tranchant. Bruno Genesio, lucide, admet ces faiblesses et cherche à relancer la dynamique de son effectif. Les solutions tardent à émerger, alors que la pression s’intensifie à l’approche des prochaines échéances.

La défaite à Lyon a marqué un tournant. Pour la première fois depuis des mois, le LOSC n’a pas trouvé le chemin des filets à domicile. Ce mutisme s’est prolongé à Lens, puis à Nice et Belgrade. Genesio regrette le manque de temps pour corriger ces problèmes sur le terrain : « Ça va très vite, puisqu’on a voyagé vendredi, on s’est entraîné ce (samedi) matin et le match est déjà demain. Donc il est difficile d’essayer de corriger quoi que ce soit sur le terrain. Il y a beaucoup de travail vidéo et d’entretiens individuels. »

Le coach lillois pointe un déficit de précision dans la zone de vérité. « Je pense qu’on doit encore s’améliorer dans la façon dont on amène le ballon dans la surface. On est une des équipes de Ligue 1 qui touche le plus de ballons dans la surface adverse, mais peut-être qu’on manque encore de précision dans la façon dont on l’amène, ce qui ne nous met pas dans des situations suffisamment favorables pour marquer des buts. Même si, en revoyant le match de Belgrade, on s’est créé quand même quatre, cinq situations assez nettes, avec le gardien en face qui a été assez héroïque. »

Manque de spontanéité et efficacité offensive du LOSC

Genesio insiste sur un point crucial : « Peut-être qu’on réfléchit un peu trop dans cette dernière zone avant de prendre des décisions, que ce soit dans le dernier geste ou l’avant-dernier geste. » Il attend plus d’agressivité et de justesse dans les choix finaux. Le coach évoque aussi l’apport d’un joueur comme Hamza Igamane, capable d’apporter de l’imprévisibilité et de la fraîcheur dans le jeu.

Statistiquement, le LOSC reste performant sur le papier. Deuxième meilleure attaque de Ligue 1, deuxième au classement des expected goals, et quatrième en termes de grosses occasions créées. Mais le revers est cinglant : le club lillois est aussi l’un de ceux qui gâchent le plus d’occasions franches. Ce paradoxe illustre la difficulté à convertir la domination en buts.

Olivier Giroud, entre expérience et disette devant le but

Olivier Giroud cristallise ces difficultés. Deux buts seulement en Ligue 1, cinq grosses occasions manquées, et une disette qui dure depuis fin septembre. Genesio relativise : « Je pense que c’est typique d’un avant-centre. Tous les attaquants que j’ai connus – et j’en ai connu quelques-uns qui étaient aussi des très grands attaquants comme Olivier – ont toujours une période où ça va moins sourire. (…) Mais Olivier a suffisamment d’expérience pour passer ce cap. Il sait la confiance qu’on a en lui. Le plus important dans ces périodes-là, c’est de continuer, de continuer à tenter jusqu’à ce qu’on réussisse, puisque ça fait partie du jeu. Mais je ne le sens pas perturbé par cette période. Comme tout attaquant, il a besoin de marquer. C’est en eux, les avant-centres vivent et se nourrissent de ça. »

Le manque de réussite s’est encore illustré à Belgrade. « Olivier rentre (67′), il fait ce qu’il faut sur le centre de Thomas (Meunier, 90′), il fait une tête qui a 8 chances sur 10 de finir par un but, et le gardien fait un arrêt incroyable. Il y a des périodes comme ça. Bernard Lacombe me le disait : il y a des jours où le but fait 10 mètres, et il y a des jours où il fait seulement 1 mètre 20. C’est comme ça en ce moment. C’est aussi un peu l’histoire de notre équipe en ce moment. »

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