LOSC : Genesio défend Berke Özer, que cache cette fidélité surprenante ?

Bruno Genesio, à la tête du LOSC, persiste à défendre Berke Özer, malgré la pression croissante après la récente erreur du gardien turc à Belgrade. L’entraîneur lillois, confronté à une vague de critiques, a dû réaffirmer sa confiance en son joueur avant le déplacement du club à Strasbourg.

La question de la responsabilité individuelle revient sans cesse dans les débats. Malgré des statistiques avancées impressionnantes, Berke Özer peine à convaincre qu’il peut assurer la succession de Lucas Chevalier. Si son exploit à Rome en Ligue Europa, avec trois penalties stoppés, avait marqué les esprits, l’épisode du penalty concédé à Belgrade a relancé les doutes, menant à une défaite 1-0.

Bruno Genesio ne varie pas de ligne : « Je l’ai vu tout de suite après le match pour le rassurer, si tant est qu’il ait besoin de l’être », affirme-t-il. Il insiste : « Berke est un garçon qui a confiance en lui, qui sait évidemment qu’il a commis une erreur jeudi. Mais les erreurs font partie de notre métier, de notre quotidien. Seuls ceux qui ne font rien ne commettent pas d’erreurs, et je n’incriminerai jamais un de mes joueurs, quel qu’il soit, que ce soit un gardien de but ou un autre poste lors d’une défaite. »

Responsabilité collective et gestion de l’échec au LOSC

Le technicien lillois élargit la réflexion à l’ensemble du groupe : « Un match dure 95 ou 100 minutes, c’est un sport collectif, donc il y a toujours une responsabilité partagée lorsqu’on perd un match, et ce n’est pas uniquement un joueur qui doit être ciblé et jeté en pâture. Si Berke a fait une erreur, ça pourra arriver à d’autres joueurs, comme un attaquant qui ne sera pas en réussite. C’est comme ça, ça fait partie du jeu ».

« Il y a toujours une responsabilité partagée lorsqu’on perd un match, et ce n’est pas uniquement un joueur qui doit être ciblé et jeté en pâture. » Cette déclaration de Bruno Genesio, entraîneur du LOSC, résume sa philosophie de gestion des échecs et des critiques.

Le cas de Berke Özer, encore en phase de « post-formation » à 25 ans, illustre la complexité de l’intégration d’un gardien étranger dans un nouveau championnat. Genesio précise : « C’est à nous de l’aider et, aussi, de faire mieux dans le jeu pour se mettre à l’abri. Si ça avait été le cas, peut-être que l’erreur ne serait pas arrivée, on ne le saura jamais. C’est une réflexion beaucoup plus globale que j’ai sur notre jeu, sur ce qu’on doit améliorer, et notamment dans la constance, plutôt que de cibler individuellement un ou deux joueurs ».

Pression des supporters et enjeux Ligue 1 – Ligue Europa

Les supporters, eux, ne partagent pas toujours cette analyse. Lors du match contre le PAOK, une partie des DVE a scandé « On veut un gardien ! », exprimant ouvertement leur scepticisme. Pourtant, sur le plan statistique, Berke Özer demeure le deuxième gardien le plus décisif de Ligue 1 sur sa ligne, juste derrière Hervé Koffi (Angers).

La tension entre attentes du public et choix techniques du staff s’intensifie alors que le LOSC s’apprête à retrouver la Ligue 1. Ce contexte pourrait offrir à Berke Özer l’opportunité de démontrer sa valeur réelle, loin des projecteurs européens et des jugements hâtifs.

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