RC Lens : Fulgini balance sur son absence prolongée, respect en question

Angelo Fulgini a quitté Lens cet été pour rejoindre Al-Taawoun en Saudi Pro League. Interrogé sur son transfert, il confie : « J’ai repris avec le groupe, mais au bout d’une semaine ou deux, j’ai été écarté. Je me suis entraîné avec la réserve. On m’a fait comprendre qu’il fallait que je parte. »
Des pistes en Turquie et en France ont été envisagées, mais aucune ne l’a convaincu. L’opportunité saoudienne s’est imposée naturellement : « Je n’ai pas hésité parce que l’Arabie Saoudite est un championnat qui m’attirait. » Son adaptation n’a pas été immédiate. « Au début, il faisait super chaud. Le climat est complètement différent de la France. Je suis arrivé, il faisait environ 40 degrés. C’était compliqué physiquement. »
Privé de matchs avec Lens, sa préparation a été perturbée. Mais il s’est rapidement adapté : « Au bout de 2, 3 semaines, tu prends le rythme. Ça fait maintenant deux mois que je suis ici et je pense qu’en enchaînant les matchs, je vais être de mieux en mieux. »
Intégration rapide et dynamique dans la Saudi Pro League
Fulgini a retrouvé d’anciens joueurs de Ligue 1 à Al-Taawoun, facilitant son intégration. « Avant que Romain Faivre ne signe, il m’a demandé comment c’était ici. Girotto parle français, il explique le fonctionnement et traduit pendant les causeries, parce que le coach est Brésilien. » L’accueil du staff et des joueurs a été déterminant pour son acclimatation rapide.
Sur le terrain, ses débuts sont remarqués : deux buts et trois passes décisives en six rencontres. Mais il reste exigeant : « Pas encore, je pense que je peux faire encore mieux. Mais c’est beaucoup plus facile quand tu es dans un endroit où tu sais qu’on compte sur toi, que tu es entre guillemets ‘important’. »
Le niveau du championnat saoudien l’impressionne : « C’est un bon niveau. Tu sens une différence entre les grosses écuries, Al-Nassr, Al-Hilal, et les autres équipes. » Il note cependant une rigueur tactique moindre qu’en Europe et des conditions climatiques éprouvantes : « Des fois, je suis KO, au bout de 30 minutes, c’est très dur physiquement. »
Retour sur la fin de l’aventure à Lens et gestion de la direction
Son passage à Lens a connu une issue difficile. « C’était difficile parce que je suis quelqu’un qui n’a jamais triché. J’ai toujours tout donné. J’avais bien commencé, mais après, ça s’est, entre guillemets, mal terminé parce que la direction voulait me voir partir. » Il dénonce la méthode : « Le fait d’être mis en réserve pendant plus d’un mois, tu ne te sens pas respecté par rapport à ce que tu as donné au club. »
Fulgini insiste sur le fait que les décisions venaient de la direction, pas du staff technique : « Le problème ce n’étaient pas les coachs, c’était la direction. L’été 2024, je fais une bonne préparation avec le coach Will Still. Il me fait commencer le premier match de Ligue 1, mais après le premier match, je n’ai plus joué jusqu’à la fin du mercato. »
La pression psychologique était constante : « Tu joues avec une épée de Damoclès sur la tête, tu sais que si tu n’es pas exceptionnel, tu vas sortir le prochain match. » Malgré tout, il retient le positif de son passage dans le Nord.
Souvenirs marquants et liens forts avec le RC Lens
Fulgini évoque des souvenirs forts à Lens : « La deuxième partie de saison est exceptionnelle, on finit deuxième. Mais après, bien sûr, la Ligue des Champions. Le premier match de Ligue des Champions face à Séville où je mets le coup franc et le retour à Bollaert avec mon but à la fin qui permet d’accéder à l’Europa League. »
L’attachement au club reste intact : « Quand j’étais petit, j’allais déjà voir les matchs à Bollaert. Mais pour avoir joué là-bas, c’est un niveau au-dessus, je suis parti, mais je les suis encore, je regarde les matchs, j’interagis avec les joueurs. »
Les liens avec ses anciens coéquipiers perdurent : « Je parle avec Malang Sarr, Guilavogui, Jonathan Gradit, Sotoca, on prend des nouvelles sur Instagram, on commente nos stories, nos publications. »
Perspectives de carrière et héritage en équipe de France
Concernant son avenir, il reste ouvert : « Il me restera un an de contrat, donc je serai obligé de retourner à Lens. J’aurai encore un an et après, ce sera des discussions avec la direction, mais pour l’instant, je n’y pense pas. » Il souligne qu’il n’a aucun problème avec le club malgré la mise à l’écart.
Son parcours en équipe de France jeunes reste un souvenir précieux : « C’est magnifique, quand tu es jeune, surtout les premières sélections en U17, U18. Clairefontaine, c’est des souvenirs que tu ne peux pas oublier. »
Il cite Kingsley Coman comme le joueur le plus impressionnant côtoyé en sélection : « Je l’ai vu la première fois en U17, je me suis dit, c’est quoi ce joueur. Après, on fait l’Euro ensemble en U19, son niveau, c’était abusé. » Serhou Guirassy l’a également marqué par son talent technique.
Relations privilégiées et réflexion sur l’avenir international
Fulgini entretient des liens forts avec certains joueurs : « Je suis toujours en contact avec Serhou Guirassy. Moussa Niakhaté, je l’ai connu à Valenciennes et depuis, on ne s’est pas lâché, on se parle tous les jours. Moussa, c’est vraiment la famille. »
Il salue la trajectoire de Niakhaté à Lyon : « Mentalement, il est très fort Moussa. Franchement, dans sa tête, c’est un monstre. Et tu le vois maintenant, c’est le leader avec Tolisso, ce sont les deux qui ressortent le plus à Lyon. »
Enfin, il envisage la possibilité de représenter la Nouvelle-Calédonie : « Le sélectionneur m’a appelé plusieurs fois pour essayer de les aider à se qualifier à la Coupe du Monde. Je commence à réfléchir, je pense que ma mère serait fière par rapport à notre île. »





