vendredi , 21 juillet 2017

« Préparer NBA extra est une course contre-la-montre »

En marge de la reprise de la NBA, nous avons pu nous entretenir avec l’équipe de NBA Extra. La saison 2016/2017 commence en effet ce soir sur beIN SPORTS 1, avec dès 1h du matin la remise des bagues au champion sortant, les Cavaliers de Cleveland, et qui affrontera à 1h30 les Knicks. L’autre match de la soirée, qui se déroulera toujours sur beIN SPORTS 1 à 4h30, verra s’affronter les Warriors de Golden State aux Spurs de San Antonio.

Le dispositif complet de la nouvelle saison NBA sur beIN SPORTS est à retrouver sur notre article spécial.

Comment est préparée l’émission NBA extra ?

Mary PATRUX : C’est toujours le même rituel. Nous arrivons vers 8h30 pour faire le tour des résultats, des infos, des images de la nuit. A 9h c’est la réunion de rédaction pendant laquelle nous décidons du conducteur de l’émission. Évidemment cette réunion à laquelle participe toute l’équipe est toujours très longue puisque nous passons notre temps à ne pas être d’accord et à débattre. Ensuite les chefs d’édition partent en montage, les journalistes à leurs fiches. Tout doit être prêt pour le direct de 12h45, et tous les jours c’est une course contre la montre.

Après l’émission, on se fait un débriefing à la cantine et l’après-midi on essaie d’avancer sur le lendemain, surtout sur des sujets orientés magazines pour le match du dimanche notamment. Mais il faut savoir également qu’on communique aussi toute la soirée pour faire le point sur une information ou une image que l’on veut dans l’émission le lendemain. On ne débranche jamais.

BASKET : Emission NBA extra - Beinsports - 01/04/2015

Préparer une émission comme NBA Extra est un véritable contre-la-montre

L’équipe de NBA Extra est particulièrement active sur les réseaux sociaux, est-ce quelque chose d’important pour vous ?

Jacques MONCLAR : Je crois que le basket a cette culture. Historiquement, avant l’arrivée de la NBA sur beIN SPORTS, les gens allaient chercher beaucoup d’informations, d’images et d’interviews sur le net.

Les franchises sont puissantes aussi par leurs propres sites, mais également les médias américains qui font un travail de dingo. Les médias français sont aussi de véritables passionnés.

C’est une clientèle où il faut être présent sans tomber dans l’excès, être un geek. C’est un bon moyen de communiquer avec le public, à la fois pour ceux qui nous regardent, mais également pour ceux qui ne nous regardent pas.

Mary PATRUX : Oui, on adore être en contact avec nos abonnés. C’est important d’être en lien avec eux, cela nous permet aussi de bien communiquer sur la programmation et tout ce qu’on peut préparer tout au long de l’année. Et que ce soit sur Facebook ou Twitter nous avons une communauté très active !

Nous avons une communauté très active sur les réseaux sociaux. C’est important pour nous.

Comment se prépare-t-on à 3 heures de direct ? Disposez-vous d’outils fournis par la NBA ? 

Rémy REVERCHON : La NBA fait super bien les choses en fournissant plein d’outils qui ne sont pas seulement disponibles aux journalistes, mais qui le sont également du grand public qui a envie de s’informer.

Lorsqu’un match a lieu, la NBA propose un dispositif qu’ils appellent des « NBA Game Notes », et qui regroupe tout un feuillet avec plein de pages de statistiques sur toutes les informations qui concernent les équipes NBA.

C’est notre base de travail mais au delà de ça, nous avons la chance de bosser sur NBA Extra au quotidien, ce qui nous apporte des connaissances supplémentaires.

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On essaie de rester impartial dans nos commentaires, mais il est vrai que notre chouchou français, c’est Nicolas Batum

Les joueurs français sont très bien représentés dans les franchises NBA. Cela change-t-il quelque chose au niveau de vos commentaires ? 

Jacques MONCLAR : Cela peut influer quand ils jouent un titre par exemple, mais pas tant que cela, vraiment pas. On est content pour eux quand ils sont bons, cela fait un repère dans un match. C’est toujours sympa de les avoir, d’autant plus qu’ils sont bien représentés.

Rémy REVERCHON : Bien sûr, nous avons toujours un petit côté cocorico et un intérêt particulier pour les joueurs français. On va suivre avec attention leurs statistiques et leurs performances, mais on essaie de rester impartial, c’est à dire que si un joueur est moins bien, on va le dire.

Mais ça serait vous mentir si je vous disais qu’on n’a pas nos petits coups de cœur. Nous ici à NBA extra notre petit chouchou c’est Nicolas Batum, on l’aime bien, et évidemment ça ressort dans les commentaires.

Une question plus Européenne. L’EuroLeague, également diffusée sur beIN SPORTS, est-elle en train de devenir une NBA version Europe ?

Jacques MONCLAR : Non, je pense que ce n’est pas le même système. En terme de niveau c’est l’anti-chambre oui, en terme de fonctionnement c’est 30 matchs de saison régulière. C’est une caste.

Je pense que la NBA n’est pas transférable, car on ne peut pas transférer une entreprise américaine en Europe.

Rémy REVERCHON : En terme de business modèle c’est ce que l’EuroLeague cherche à atteindre, c’est une ligue qui est semi-fermée aujourd’hui. Sur les 16 équipes, 11 qui sont garanties de participer à cette compétition chaque année, donc clairement ils tendent vers le business modèle de la NBA.

En terme de jeu, c’est un autre univers. Culturellement le public c’est autre chose aussi. Cela ne sera jamais une NBA européenne mais l’EuroLeague tend vers celui de la NBA oui.

Je vois bien une finale Lakers/Philadelphie !

Place aux pronostics !

Jacques MONCLAR : 

Ma surprise ? Pourquoi pas les Spurs pour leur dernière danse. Pourquoi pas aussi dans les « petites équipes » les Wolves de Minnesota. Et j’espère une bonne surprise avec les Knicks en participant aux playoffs. Boston risque également d’être une bonne surprise.

L’affiche des finals ? J’ai tendance à penser qu’il y a tout pour que ce soit Golden State/Cleveland en finale. J’aime bien la force physique de Cleveland pour gagner les matchs. Maintenant reste à voir comment évoluera Golden State, il peut y avoir des ajustements de personnel, en tout cas d’effectif.

Le champion ? Malheureusement, je ne lis pas dans le marc de café !

Mary PATRUX : 

Ma surprise ? Pourquoi pas le Magic d’Orlando avec Evan Fournier. Une équipe dont on parle peu mais très séduisante et dans laquelle le français a une vraie place à prendre.

L’affiche des finals ? J’aimerais un remake Cavaliers/Warriors. J’aime les rivalités, et j’aime Lebron James et Stephen Curry. Bref, ce seraient des retrouvailles très intéressantes.

Le champion ? Les Warriors ! C’est une équipe qui est passée tout prêt du back to back et qui est blessée dans son orgueil. Cette défaite va les faire grandir, murir. Et puis il y a l’arrivée de Kevin Durant qui va renforcer l’équipe !

Rémy REVERCHON

Ma surprise ? Indiana qui a fait un gros recrutement cet été

L’affiche des finals ? Cleveland/Golden State, il faudrait être fou pour pronostiquer quoi que ce soit d’autre.

Le champion ? En finale j’aurais tendance à mettre Lakers/Philadelphie, et les Lakers en champions NBA. C’est complètement faux, évidemment. Honnêtement, c’est très difficile à pronostiquer, je n’en ai pour l’heure aucune idée…

Tout au long de l’année, le programme NBA est à retrouver sur notre page Agenda Basket :

BASKET

Crédits photos : Panoramic

A propos de Dimitri Ranchou

Passionné de sport et de média depuis mon enfance, j'ai rejoint le site MediaSportif début janvier 2014.

Un commentaire

  1. Interviews très très intéressante, merci !

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