lundi , 27 mars 2017

Droits TV: bataille autour de la retransmission de Roland-Garros


Selon les informations publiées par l’Equipe ce matin, deux lots «télévisuels» sont proposés : la totalité de la compétition pour une chaîne payante (15 millions de droit de réserve) et les meilleurs morceaux (12 millions de droit de réserve) pour une antenne gratuite. Un troisième lot sera réservé aux offres mobiles, tablettes.
L’équation à résoudre pour la Fédération Française de Tennis est claire : obtenir le double de ce qu’elle touche actuellement (15,5 millions d’euros par saison) tout en garantissant au tournoi du Grand Chelem la meilleure visibilité possible. Reste à savoir quels seront les candidats.

Canal+ assure depuis quelques mois que Roland-Garros n’est pas une priorité.  «C’est un très beau produit mais, à Canal, nous privilégions les feuilletons qui se déroulent sur une saison, nous expliquait Cyril Linette, le directeur des sports de Canal en juin dernier. C’est pour cela que nous avons pris la F1. Ces feuilletons génèrent de l’abonnement. Les one shot, de type coupe du monde de foot ou rugby, c’est très bien pour l’image de la chaîne, mais ils ont moins d’impact. Ce n’est donc pas notre modèle.»

France Télévisions, en revanche, considère le tournoi comme tel et souhaite en conserver l’intégralité. «Roland Garros est un événement qui prend de la valeur grâce à sa montée en puissance sur les 15 jours, expliquait à EPL en mai dernier Daniel Bilalian, le directeur des sports de France Télévisons. La finale de Roland Garros c’est l’aboutissement d’un suspense. Si on ne diffuse pas ces quinze jours qui précèdent, la finale n’a aucune saveur, aucune valeur».

beIN Sport, qui devrait s’investir dans le tennis ne serait pas contre ajouter un Grand Chelem dans sa grille. Et plâne encore l’énigme M6, la chaîne pouvant très bien venir sur ce marché. Reste à évaluer les coûts de production qui pourraient faire sacrément monter la note.

Les diffuseurs intéressés par Roland-Garros doivent rendre leur copie le 10 octobre prochain. Et comme le précise l’Equipe, si les niveaux espérés ne sont pas obtenus, il est déclaré infructueux et une négociation exclusive de quinze jours peut s’ouvrir avec les chaînes les mieux placées. Si elle échoue, on en vient alors au gré à gré avec tous ceux qui ont répondu à la consultation. À noter que les chaînes n’ont pas le droit de s’allier pour répondre en commun à l’appel d’offres.

A propos de Mohamed

Mohamed
Fondateur du site et passionné par l'univers sport média.

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